APOLLINAIRE, Guillaume

Les Peintres cubistes

Paris, Eugène Figuière et Cie, 1913

ÉDITION ORIGINALE

In-8 (233 x 180mm)
CONTENU : le livre est divisé en deux parties : des considérations d’Apollinaire rassemblées sous le titre “Sur la peinture” ; un chapitre intitulé “Peintres nouveaux”, consacré à quelques peintres : Picasso, Georges Braque, Jean Metzinger, Albert Gleizes, Marie Laurencin, Juan Gris, Fernand Léger, Francis Picabia, Marcel Duchamp et Duchamp-Villon
ILLUSTRATION : 45 reproductions photographiques de portraits de peintres et de tableaux
ENVOI AUTOGRAPHE doublement SIGNÉ, au crayon à papier :

“À Louis Broder
En souvenir des Temps héroïques 
et des bagarres de Puteaux et d’ailleurs.
Jacques Villon
d’aujourd’hui (1956) et d’il y a 43 ans (1913)
 Jacques Villon
  septembre 56”
[suivi de :]

TROIS SIGNATURES FORMANT AUTANT DE DÉDICACES AUTOGRAPHES :
  “Picasso, Cannes le 1er. 6. 57”, au crayon de couleur bleue
 “Georges Braque, 1957”, au crayon noir
 “Marcel Duchamp, 1958”, au crayon à papier

RELIURE SIGNÉE DE SEMET ET PLUMELLE. Dos et coins de maroquin grenat, dos long, papier marbré, tranches dorées, couverture et dos conservés. Chemise
PROVENANCE : Louis Broder (envoi)

Les quatre peintres ayant signé l’exemplaire font non seulement partie des quelques figures étudiées dans le livre mais ils connurent parfaitement Apollinaire. Picasso et Georges Braque qui ouvrent la série, en forment évidemment l’épicentre. Apollinaire, dès ses toutes premières années à Paris, ne s’était pas trompé dans son discernement des grands peintres (de la même façon que Verlaine avec Les Poètes maudits). Le choix des peintres qu’il étudie, plus que ses propos théoriques peut-être, sont la première qualité de cet ouvrage.

La première partie des Peintres cubistes reprend en volume, en les transformant, divers articles parfois anciens de plusieurs années, comme la préface intitulée “Les trois vertus plastiques” qu’avait publié Apollinaire en juin 1908 pour une exposition au Havre, et qui développe une des grandes idées de son essai. Apollinaire affirme également, dans cette première partie, son attachement à la tradition (il allait paradoxalement publier son Antitradition futuriste quelques mois plus tard) dans une phrase restée célèbre : “On ne peut pas transporter partout avec soi le cadavre de son père [...] Mais nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts” (p. 7).

Louis Broder fut l’un des principaux éditeurs de livres de peintres dans les années 1950-1970. Il publia une vingtaine de livres dont des œuvres d’Antonin Artaud, René Char, René Crevel, Robert Desnos et Pierre Reverdy illustrées par Max Ernst, Georges Braque, Picasso, Miró, Jacques Villon et d’autres. Il réalisa même une édition du poème d’Apollinaire, Si je mourais là-bas, en 1962, illustrée de gravures sur bois de Georges Braque.

BIBLIOGRAPHIE : 

Dictionnaire Apollinaire, p. 645 et suiv. -- François Chapon, Le Peintre et le livre, pp. 251 et 301

25 000 €
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