[APOLLINAIRE, Guillaume]

Portrait d’Annie Playden

Berlin, février 1902

L’INSPIRATRICE DE LA CHANSON DU MAL-AIMÉ.

SUPERBE PORTRAIT PHOTOGRAPHIQUE D’ANNIE PLAYDEN AU TEMPS DE SA RENCONTRE AVEC APOLLINAIRE EN ALLEMAGNE.

EXEMPLAIRE D’APOLLINAIRE

Photographie originale imprimée au format carte postale (89 x 139mm avec les marges. Portrait seul : 89 x 50mm environ). Légende imprimée au verso : "F. Lippens Friedrichstr. 155, Ecke U. d. Linden."

PROVENANCE : archives de Guillaume Apollinaire -- puis sa femme, Jacqueline Apollinaire (1891-1967), qui les conserva jusqu’à sa mort dans leur appartement au 6e étage du 202 boulevard Saint-Germain (Paris, 31 mars 2011, lot 96)

Cette photographie a été prise à Berlin, comme l’indique la légende imprimée au verso. La Bibliothèque historique de la ville de Paris conserve un portrait photographique d’Apollinaire aux côtés d’Annie Playden, réalisé un peu plus tôt, à Cologne, le 10 février 1902, soit la veille de leur départ pour Berlin. Annie Playden, âgée de vingt-et-un ans (comme Apollinaire), porte le même chapeau sur les deux photographies. On remarque des petits trous dans les coins de cette photographie-ci, révélant qu’elle fut épinglée à un mur, certainement par Apollinaire dans l’un de ses nombreux appartements. Quand il écrivit La Chanson du mal-aimé, entre 1903 et 1907 voire 1908, il dut souvent regarder ce visage d’Annie Playden.

“Adieu faux amour confondu
Avec la femme qui s’éloigne
Avec celle que j’ai perdue
L’année dernière en Allemagne
Et que je ne reverrai plus”
(La Chanson du mal-aimé)

BIBLIOGRAPHIE : 

Laurence Campa, Guillaume Apollinaire, Paris, 2013, p. 96 et suiv., et premier cahier central (même photographie d’Apollinaire avec Annie Playden) -- Dictionnaire Apollinaire, Paris, 2020, pp. 203 et 783

REPRODUCTION : Album de la Pléiade, Paris, 1971, p. 88 (portrait d’Annie Playden avec Apollinaire à Cologne, 1902)

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