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VASARI, Giorgio

Le vite de' piu eccellenti pittori, scultori, e architettori

Florence, Giunti, 1568

PREMIÈRE ÉDITION ILLUSTRÉE

BEL EXEMPLAIRE EN MAROQUIN ITALIEN DU XVIIE SIÈCLE À BELLES MARGES.

LA PREMIÈRE HISTOIRE DE L’ART OCCIDENTALE, ÉCRITE PAR UN PEINTRE IMPORTANT SANS LE TÉMOIGNAGE DUQUEL L’HISTOIRE DE L’ART OCCIDENTAL N’AURAIT PAS ÉTÉ LA MÊME

L’UN DES LIVRES LES PLUS IMPORTANTS DE LA RENAISSANCE

PMM 88

PREMIÈRE ÉDITION ILLUSTRÉE

3 parties en 3 volumes in-4 (235 x 160 mm)

COLLATION : 28 nn.ll. (incluant le titre et le portrait gravé), 523 pp. (mal numéroté 529) pour volume I (partie une et deux) ; 20 nn.ll. (avec titre gravé), 370 pp. nd 1 nnL ; (errata) pour volume II (partie trois, première moitié) ; 42 nn.ll. (avec titre gravé) pp. 371 to 974 (mal numéroté 1012), 2 nn.ll. (errata, index) pour le volume III (partie trois second et dernière moitié).

ILLUSTRATIONS : 144 gravures sur bois de portraits de peintre selon Vasari ou de ses disciples, initiales décorées, cul-de-lampes

RELIURES DE L'ÉPOQUE : plein maroquin rouge du dix-septième siècle, bords dorées à décor armoirié, dos longs avec titre et décoration dorées, tranches dorées

Giorgio Vasari (1511-1574), natif d’une famille modeste d’Arezzo, fut élevé à Florence. Il devint un architecte et un peintre reconnu, travaillant au service des Médicis et du pape. Vasari fut le premier à utiliser, en 1550, le mot « rinascita », « renaissance », pour désigner la résurrection des lettres et des arts renouant avec l’Antiquité. La première édition des Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes italiens depuis Cimabue jusqu’à notre époque parut sans illustration en 1550. Vasari avait pour amis certains des artistes dont il fit le portrait dans les Vite, notamment Michel-Ange.

L’édition illustrée des Vite, considérablement augmentée, parut en 1568. La galerie d’artistes composée de cent vingt « vies », depuis Cimabue jusqu’à Michel-Ange, est divisée en trois périodes. La première commence au milieu du XIIIe siècle avec les artistes toscans qui, « abandonnant le vieux style, se mirent à copier les Anciens avec entrain et diligence ». Giotto domine cette première phase tendant à libérer la peinture de l'influence byzantine. La deuxième période correspond au XVe siècle, qui voit d’immenses améliorations techniques. Elle est marquée par Brunelleschi qui conçut la coupole du Duomo à Florence, Masaccio qui perfectionna la perspective, et Donatello. Selon Vasari, ces créateurs cherchaient à imiter la nature, « mais rien de plus ». Leurs œuvres sont encore « sèches et dures », attachées au modèle. Cette floraison artistique est indissociable du mécénat des Médicis à Florence. La troisième période, contemporaine de Vasari, est celle de la « manière parfaite », incarnée par Léonard de Vinci, Raphaël et surtout Michel-Ange. Cette époque est, pour Vasari, celle durant laquelle « l’art a réalisé tout ce qui est permis à un imitateur de la nature ; il s’est élevé si haut que son déclin serait maintenant à redouter plutôt que d’autres progrès à attendre ».

Ces interprétations et cette méthodologie de Vasari formèrent la colonne vertébrale d’une nouvelle discipline, l’histoire de l’art. La possession d’un bel exemplaire de cet ouvrage a donc toujours été considéré comme nécessaire à la collection de livres de tout amateur sensible aux arts.

This copy with the variant title for vol. I (see Mortimer) with blank verso and without the Medici arms ; in copies without the variant, the block for the title, here incorporated within the woodcut frame of the title, is printed on the verso.

"Vasari's excellent sense of narrative… and lively style combined with his wide personal acquaintance makes his 'Lives' a vital contribution to our understanding of the character and psychology of the great artists of the Renaissance, a term (rinascita) which he was the first writer to use… It [the 'Lives'] became a model for subsequent writings on the history of art… For its period it has remained the chief authority… " (Printing and the Mind of Man).

"Entre-temps, Vasari avait beaucoup lu et beaucoup appris ; il avait visité des régions qu'il ne connaissait pas, ou bien qu'il avait vues superficiellement (Assise, l'Italie du Nord). Il est indéniable qu'elle apporte beaucoup d'améliorations, bien des négligences, des méprises ont été éliminées… De nouvelles sources se sont ouvertes à lui, surtout les portraits ; grâce à ses activités au Palazzo Vecchio, les portrait de l'élite intellectuelle des Médicis lui étaient devenus familiers ; à présent, il orne son œuvre de portrait d'artistes dessinés par lui et ses élèves et il donne ainsi un modèle à ses successeurs… Ses matériaux se sont considérablement accrus, la seconde édition le montre, ne serait-ce que par ses dimensions ; un grand nombre de biographies nouvelles sont venues s'y ajouter (trente-quatre rien que pour le XVIe siècle !), et surtout il est tenu compte d'artistes vivants dans un volumineux appendice spécial… A côté des portraits déjà mentionnés, on voit apparaître une nouvelle source : les dessins ; la collection personnelle de Vasari, le Libro souvent mentionné apparaissent cités ici pour la première fois. Vasari qui se sent maintenant, et à bon droit, homme de lettres reconnu, s'efforce d'améliorer son style et son exposé… " (Schlosser)

BIBLIOGRAPHIE : 

PMM, 88 -- Mortimer, II, 515 -- Julius von Schlosser, La Littérature artistique, Paris, 1984, pp. 3 -- Brunet, V, 1096 & Suppl., II, 845 -- Cicognara, I, 2391