Lettre autographe signée et portrait original de Guillaume Apollinaire
PORTRAIT EN COULEURS DE GUILLAUME APOLLINAIRE ET DE SA “MUSE QUI SE PROMÈNE”
2 pages in-4 de papier vélin (271 x 210 mm), comportant au recto la lettre de Michel Larionov à Guillaume Apollinaire écrite à l'encre sépia, accompagnée d'une feuille supplémentaire de papier vélin plus épais (134 x 146 mm) sur laquelle figure le dessin original signé de Larionov réalisé à la gouache et à l'aquarelle en noir, rouge, vert, jaune et bordeaux, également au recto, et collé au-dessus de la lettre manuscrite.
TRANSCRIPTION :
Cher ami !
Savez qu'on ne vous oublit pas
je vous vois travaillant pendant [sic]
la chaleur dans votre grenier
Amitiée [sic] M. Larionow.
Les Pivotins par Garchy Nievre
[et verticalement en haut à gauche :]
C'est votre muse [souligné] qui se promène [avec une flèche dessinée pour indiquer une silhouette à l'arrière-plan du dessin de Larionov]
La lettre est signée par Michel Larionov deux fois au verso, à l'encre et au crayon.
PROVENANCE : Genève, 14 mai 2001, n° 129
Une superbe lettre évocatrice de Larionov à Apollinaire, accompagnée d’un magnifique portrait en couleur signé par Larionov représentant Apollinaire en plein acte de composition.
Ce magnifique dessin de Larionov, réalisé à la gouache et à l’aquarelle aux couleurs vives, montre Apollinaire, un stylo à la main et une pipe à la bouche, assis à son bureau dans sa chambre mansardée donnant sur son balcon. Il est en train d'écrire – peut-être en train de composer un calligramme – le front plissé par la concentration. Par-dessus son épaule droite, on aperçoit ce qui semble être sa sculpture de Brancusi : Larionov y fait allusion dans sa lettre en la qualifiant de muse d'Apollinaire, suggérant également qu'elle est vivante et qu'elle marche
La « muse » évoquée dans la lettre de Larionov semble être sa sculpture de Brancusi Tête Apollinaire ou Tête Sculptée dans un Caillou, le modèle en plâtre réalisé par Brancusi en 1912 d'après sa propre version en pierre ; Brancusi offrit la sculpture à Apollinaire et Apollinaire la conserva jusqu'à sa mort, après quoi elle revint à son épouse Jacqueline.


