L'Histoire de Madame de Pompadour Maîtresse de Louis Quinze Roy de France Par l'Autheur Anonime en 1761
AGRÉABLE MANUSCRIT FAISANT L’HISTOIRE NÉGATIVE DE MADAME DE POMPADOUR, EMPLI D’ANECDOTES DE MAUVAIS GOÛT MAIS DISTRAYANTES, CHERCHANT À DISCRÉDITER UNE FEMME DONT LE RÔLE CULTUREL REMARQUABLE EST INCONTESTABLE
Manuscrit aux encres noires et rouge
Petit in-4 (195 x 145m). Titre en rouge et noir. Le texte placé dans un encadrement de crayon noir
ORNEMENTATION : bel encadrement rocaille sur la page de titre placé dans l’encadrement d’un filet noir, nombreuses initiales rouges de dimension variable
COLLATION : 12 2-48 42, soit 27 feuillets, sans le dernier feuillet blanc. 1/2r-4/1r paginés 1-49
CONTENU : 1/1 blanc, 1/2 titre en rouge et noir dans un grand encadrement rocaille, 1/3r : incipit à l’encre rouge : “Madame de Pompadour n’a pas été le fruit d’un Mariage légitime. C’est pourquoy avant que de parler de son père, l’on commencera par sa véritable Mère", puis à l’encre noire et rouge : "Elle qui ne pouvait être que d’une basse extraction”, colophon : “L’Autheur finit par la remarque, que vers la fin de l’Été de 1758, il y avait quinze ans que Made de Pompadour régnait... et l’on verra à chaque trait les instruments que cette Héroïne a fait jouer afin de parvenir avec plus de sûreté à son but”
RELIURE DE L’ÉPOQUE. Basane marbrée, dos à nerfs orné
Sans Jeanne-Antoinette Poisson (1721-1764), marquise de Pompadour et duchesse de Ménars, le XVIIIe siècle français serait sans doute resté dans l’ombre. Il nous a été cependant impossible d’assigner une origine précise au texte de ce manuscrit. Il dérive forcément de l’une des “poissonnades” du XVIIIe que nous n’avons pu retrouver. Néanmoins, ce texte se retrouve dans le chapitre consacré au château de Bellevue par l’ouvrage d’Alexandre Bailly (Mystère des vieux châteaux de France, Paris, 1848). On y repère par exemple, et parmi d’autres multiples occurrences, dans ce manuscrit comme dans l’ouvrage de Bailly, cette anecdote savoureuse à propos d’une éventuelle attribution du cordon bleu du Saint-Esprit au marquis de Marigny, sympathique frère de madame de Pompadour, tous deux nés Poisson :
“Il est vrai que le Roi, malgré sa tendresse, ne pouvait se défendre de se moquer de Marigny. Quelques courtisans, parlant un jour en présence du monarque de la promotion prochaine des chevaliers de l’ordre [du Saint-Esprit], nommèrent quelques-uns de ceux qu’ils croyaient devoir être honorés du cordon bleu, et mirent le jeune Poisson au nombre. “Non, dit le roi, c’est un trop petit poisson pour le mettre au bleu”"(p. 223).
Ce manuscrit n’est pas non plus une copie manuscrite de l’ouvrage d’Ange Goudar (Mémoires pour servir à l'histoire de la marquise de Pompadour : Traduites de l'Anglois, Londres, 1763) ni de l’ouvrage écrit par une étrange polygraphe, Marianne-Agnès Falques (L’Histoire de Madame la marquise de Pompadour, Londres, 1759). Son origine textuelle sera un jour percée.

