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Les Tombeaux des personnes illustres, nobles, célèbres & autres inhumées dans les Églises de la ville et fauxbourgs de Paris...
MANUSCRIT MONUMENTAL ET PASSIONNANT.
PROMENADE HÉRALDIQUE ET ÉPIGRAPHIQUE AU MILIEU DES PIERRES TOMBALES DES ÉGLISES ET CIMETIÈRES DE PARIS, UN SIÈCLE AVANT LEUR DISPARITION LORS DE LA RÉVOLUTION : ROIS ET REINES, NOBLES ET BOURGEOIS BLASONNENT À TOUR DE BRAS.
PLUS DE TROIS MILLE BLASONS SUR PRÈS DE TROIS MILLE PAGES.
LES REMARQUABLES TITRES DORÉS DES DOS DES RELIURES DONNENT LES NUMÉROS DE PAGE DE CHAQUE ÉGLISE.
EXEMPLAIRE DU BIBLIOPHILE JEAN-FRANÇOIS LE FÈVRE DE CAUMARTIN (1668-1733) ET DE LOUIS-PHILIPPE DUC D’ORLÉANS (1725-1785)
MANUSCRIT DE PRÈS DE 3000 PAGES
3 volumes in-folio (435 x 290mm)
COLLATION : (vol. I) : f. 1 : Table alphabétique des Églises ou se lisent les Épitaphes comprises dans les trois volumes (2 pp.), f. 2 : Table des Églises dont les Épitaphes sont contenues dans ce Ier volume, p. 1 : Les Tombeaux des personnes illustres, nobles, célèbres & autres inhumées dans les Églises de la ville et fauxbourgs de Paris et Premièrement de celle qui sont dans l’Église cathédrale de Notre Dame avec leurs armes, f. 3 chiffré p. 3 : L’Église Notre Dame, évêques, cardinaux et prêtres… , Saint André des Arts sur près de 100 pages avec la description des chapelles dont celle de Pierre Séguier et des de Thou, puis épitaphes dans d’autres églises (les Augustins, les Petits Augustins, Saint Barthélémy, Collège de Beauvais, Bernardin, Saint Séverin, Cordeliers, Saint Pierre aux Bœufs, Carmélites du Faubourg Saint Jacques, Saint Jacques du Haut Pas, Saint Magloire, l’Oratoire, Religieuses de la Visitation du Faubourg Saint Jacques, les Religieuses du Val de Grâce, Religieuses du Saint Sacrement de Port-Royal, Hôpital de Incurables) ou “sous le charnier” d’un cimetière, ou ailleurs “posé contre l’église dans le cimetière” : celles de du Faur de Pibrac, de Rémi Belleau, de Marguerite de Valois fondatrice de l’église des Petits Augustins, Guillaume du Vair, les tombeaux royaux du XIIIe siècle dans l’église des Cordeliers ou des Lamoignon, de Habert de Montmort (Chartreuse de Paris, p. 692), du cardinal de Bérulle dans l’église des oratoriens “derrière le monastère de Port-Royal”, de Sublet des Noyers chez les jésuites du Faubourg Saint-Germain (p. 874), les cœurs de la famille royale à la chapelle du Val de Grâce, l’ex-voto dans l’église “du Port-Royal” (p. 909) pour le miracle de la Sainte Épine qui, le 24 mars 1656, toucha la jeune Marguerite Périer (1646-1733), les tombes Turgot aux Incurables (pp. 935 ssq.). Pour finir : Table des noms contenus dans ce volume (15 pp.) ; (vol. 2) : f. 1 : Table… (1 pp.), f. 2 : Les Tombeaux des personnes illustres nobles… dans l’église des Saints Innocents… Tome II : duc de Berry (1408), dans le cimetière et charnier des Saints Innocents (p. 35) dont le descriptif s’étend jusqu’à la page 282, l’église Saint Médéric avec une tombe Nicolay, l’impressionnante description épigraphique de Saint Gervais débute à la p. 653, en tout 908 pp., 18 pp. de tables à la fin ; (vol. 3) : f. 1 : Les Tombeaux des personnes illustres nobles… dans l’église des Saint Nicolas des Champs… Tome III, f. 2 : Table, la pagination recommence à 909, Machault d’Arnouville (p. 942), épitaphe de Guillaume Postel (p. 1017), Saint Eustache à la p. 1131 avec Michel Le Tellier, Jean-Baptiste de Machault, l’ambassadeur de Suisse en France Henry Rading mort en 1633, Saint Germain l’Auxerrois (p. 1259) : Nicolas de Santeuil marchand mercier avec l’emblème de la tête d’Argus aux cent yeux, l’Oratoire de la rue Saint Honoré avec la famille de Harlay, etc. Le volume s’achève p. 1826 et n’est pas suivi d’une table, soit en tout 2771 pp. Après chaque description d’église, quelques feuillets laissés blancs sont paginés
ILLUSTRATION : plus de trois mille blasons peints à la gouache, parfois argentés parfois enluminés
RELIURES VERS 1680. Veau écaille, DOS DE MAROQUIN ROUGE VERS 1750 AVEC TITRE ET NOMS DE TOUTES LES ÉGLISES DE PARIS, tranches rouges
PROVENANCE : Jean-François Le Fèvre de Caumartin (1668-1733 ; ex-libris sur chacun des volumes à l’exception du t. I où deux ex-libris ont été arrachés) -- duc d’Orléans (avec lettre de don de 1765) -- Jean-Baptiste Lemoine de Belle-Isle (1716-1791 ; ex-libris armorié), chancelier garde des Sceaux, chef du Conseil et surintendant des finances, domaines et bâtiments du duc d'Orléans. Il avait épousé en 1745 Émilie Palerne, fille de Jean Joseph Palerne (1685-1765), Trésorier du duc d’Orléans, secrétaire du roi -- comte Henry Chandon de Briailles (1898-1937 ; ex-libris)
PIÈCE JOINTE : l.a.s. du duc d’Orléans : “mes trois volumes vous font plaisir, mon cher Belisle, gardez-les je vous en conjure, et ne vous avisez pas seulement de m’en remercier (…) aimez-moi seulement comme je vous aime, et je serai heureux, vous êtes un ami avec qui on se délecte de vivre et de mourir”, 1. p. in-8, 27 juillet 1765, avec suscription et nom du scripteur, trace de cachet, lettre légèrement jaunie sur un bord
Chaque blason est scrupuleusement peint ; chaque épitaphe est retranscrite en latin ou en français.
Cy gist le corps hélas qui l’eut pensé,
D’un qui a tard de son état passé
Hélas faut-il vivant que je le nomme
C’est Wallerand Delez honorable homme” (I, p. 448)
Cet imposant manuscrit héraldique, au fond assez poétique, a été donné par Louis-Philippe d’Orléans, dit “Le Gros” et duc d’Orléans de 1752 à 1785, à Jean-Baptiste Lemoine de Belle-Isle, son chancelier, comme l’atteste la lettre jointe à l’exemplaire.
Émile Raunié, Épitaphier du Vieux Paris, Paris, 1890-1894