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MILLIN DE GRANDMAISON, Aubin-Louis & M. DUBOIS-MAISONNEUVE

Peintures de Vases Antiques, vulgairement appelés étrusques tirées de différentes collections et gravés par A. Clener

Paris, P. Didot, 1808-1810

L’EMPIRE FRANÇAIS À LA MODE ÉTRUSQUE.

OUVRAGE CAPITAL POUR COMPRENDRE LES PRÉMICES DE L’ARCHÉOLOGIE MODERNE. LE MILLIN FUT ABONDAMMENT ÉTUDIÉ PAR SALOMON REINACH.

GRAND DE MARGES

ÉDITION ORIGINALE, dédiée à l’Impératrice Joséphine

2 volumes in-folio (585 x 460 mm). Vignettes gravées à l’eau-forte
COLLATION ET ILLUSTRATION : (vol. 1) : faux-titre, titre gravé en coloris d’époque, dédicace, avertissement, XX, 124 pp., 73 planches dont 72 en coloris de l’époque, toutes réhaussées à la main, et dont 3 doubles ; (vol. 2) : faux-titre, titre gravé en coloris d’époque, 146 pp., 78 planches dont 77 en coloris de l’époque, toutes réhaussées à la main et dont 3 double-page et 1 dépliante
ILLUSTRATION ORIGINALE AJOUTÉE : double planche n° LXVII du tome II, en coloris de l’époque et en second état, insérée à la fin du volume soit 151 planches gravées à l’eau-forte dont 149 en coloris de l’époque
RELIURES DE L’ÉPOQUE. Demi-maroquin rouge à coins, dos longs ornés
PROVENANCE : Louis-Chrysostome Michel, dit Michel de Bourges (1797-1853 ; envoi)

Planche 27 tachée au premier volume, pliure dans les planches 23, 70 et 71 du second volume

Dans son Avertissement de l’éditeur, Dubois-Maisonneuve explique que cet “ouvrage magnifiquement réalisé comprend des vases de la collection Malmaison, du musée Napoléon, de la manufacture de Sèvres, de la collection Gallitzin et d'autres encore”. Le libraire Robin Halwas a réussi à identifier la localisation actuelle d’un certain nombre de vases ici illustrés. Il en donne la localisation précise à la fois dans ce livre comme dans les musées qui les conservent. Jusqu’à la parution de cet ouvrage, les archéologues commettaient une erreur de nomenclature en classant à “étrusque” des vases en majorité de confection grecque. Winckelmann lui-même, le père de l'archéologie moderne, initiait cette erreur dans ses écrits des années 1760. Il faudra attendre les travaux minutieux de savants comme le comte de Caylus, puis surtout ce texte pour commencer à démêler l'écheveau. Sous Napoléon, la Grèce encore ottomane n’avait pas fait l’objet de recherches archéologiques systématiques. Il fallut la fondation de la Société archéologique d’Athènes en 1837 pour lancer les grandes expéditions. En 1891, Salomon Reinach (1858-1932) fit paraître Peintures de vases antiquesrecueillies par Millin dans lequel il transformait l’érudition dispersée des archéologues en méthodologie scientifique valable pour tout le bassin méditerranéen. Les vases étaient au centre du commerce de la première économie-monde.

BIBLIOGRAPHIE : 

Salomon Reinach, Peintures de vases antiques recueillies par Millin (1808) et Millingen (1813), 1891, pp. 30 à 52 -- J.-C. Brunet, Manuel du libraire, II, col. 848 -- Vinet, 1540 -- Blackmer 1129
WEBOGRAPHIE : https://www.robinhalwas.com/019004-peintures-de-vases-antiques-vulgairement-appeles-etrusques, son exemplaire ne mesurait que 555 x 420mm