Soirées de Saint-Pétersbourg ou Entretiens sur le gouvernement temporel de la Providence
L’UN DES BRÉVIAIRES DES ANTIMODERNES, PAR CE FIN OBSERVATEUR MORAL DE LA LIBIDO DOMINANDI QUE FUT JOSEPH DE MAISTRE.
ÉLÉGANT EXEMPLAIRE
PREMIÈRE ÉDITION
2 volumes in-8 (213 x 130mm)
ILLUSTRATION : portrait de Joseph de Maistre d’après Bouillon, lithographié par Villain
RELIURE DE L’ÉPOQUE. Bradel de papier ciré rouge, l’exemplaire est grand de marges et a conservé tous ses témoins
Chrétien et adepte pendant quinze ans de la franc-maçonnerie, Joseph de Maistre fut d’abord séduit par l'illuminisme de Claude de Saint-Martin, le “Philosophe inconnu”.Le comte de Maistre, Sénateur de Savoie, fut aussi partisan de la Révolution française, à ses débuts. Convaincu par Edmund Burke et par les événements révolutionnaires eux-mêmes, ce philosophe devint un polémiste contre-révolutionnaire et un adepte de la souveraineté, constamment opposé à l'esprit du dix-huitième siècle. Il a eu, le premier, selon Auguste Comte, l'idée d'une physique politique et sociale.
“La rage de la domination, a dit l’illustre comte de Maistre, est innée dans le coeur de l’homme. Et je le blâme de cette expression ; car le besoin de la souveraineté dans l’homme, ce n’est pas une rage, c’est une généreuse passion (…) Le comte de Maistre aurait dû dire que le besoin de la souveraineté est inné dans le coeur de l’homme : et pourquoi pas ?” (Lacordaire, Conférences de Notre Dame de Paris, cité par A. Compagnon, Les antimodernes, Paris, 2005, p. 173).
L’œuvre de Joseph de Maistre, que ce soit les Soirées de Saint-Pétersbourg ou son Traité sur les sacrifices ici également publié, surplombe toute la réflexion politique au XIXe siècle.
