Portrait d’Albert de Kostrowitzky
PORTRAIT D’ALBERT, LE FRÈRE D’APOLLINAIRE.
EXEMPLAIRE D’APOLLINAIRE
Photographie originale (94 x 54mm) soit (105 x 67 mm avec le cadre). Adresse du photographe Savy, à Monaco, imprimée sous la photographie et au verso, tirage albuminé par "photographie artistique Monaco" format carte de visite
PROVENANCE : archives de Guillaume Apollinaire -- puis sa femme, Jacqueline Apollinaire (1891-1967), qui les conserva jusqu’à sa mort dans leur appartement au 6e étage du 202 boulevard Saint-Germain (Paris, 13 décembre 2011, lot 43)
Albert de Kostrowitzky (1882-1919), frère cadet d’Apollinaire, est né également de père inconnu. Apollinaire et lui partagèrent la même enfance aventureuse, vagabondant parfois à deux comme lorsqu’ils durent s’enfuir de Stavelot “à la cloche de bois”, sans avoir payé l’auberge, pour rejoindre leur mère volage à Paris.
Angelica de Kostrowitzky et ses fils vécurent à Monaco de 1887 à 1899. Cette photographie fut prise le 8 mai 1892, le jour de la communion des deux frères. Albert est âgé de dix ans. Il existe un portrait similaire d’Apollinaire prise à la même occasion (un tirage en est conservé dans le Fonds Marcel Adéma, à la Bibliothèque historique de la ville de Paris, cote 4-MS-FS-17-1459). Apollinaire rappellera cette enfance pieuse dans Zone. Il gardera une grande tendresse pour son frère. Albert apparaît nommément dans son premier calligramme publié, “Lettre-océan” : “Bonjour mon frère Albert à Mexico”. Albert s’était expatrié en Angleterre, puis au Mexique en 1913 où il mourut en 1919 dans des circonstances mystérieuses. Apollinaire pendant la guerre pense encore à lui quand il écrit à Lou, en 1915 : “J’aime beaucoup mon petit Albert, esprit si droit, intelligence fine, plein de bons sens, travailleur, volontaire et très doux”.
