Mémoires au Roi pour le Sr Joseph Lesurques né à Douai, condamné à mort par le Tribunal criminel du département de la Seine, et exécuté le 30 octobre 1796, comme complice de l’assassinat du courrier de Lyon
BEL EXEMPLAIRE AVEC ENVOI À LÉOPOLD JAVAL.
CE LIVRE REVIENT SUR L’UNE DES GRANDES ERREURS JUDICIAIRES FRANÇAISES : LA CONDAMNATION À MORT DE LESURQUES DANS L’AFFAIRE DU COURRIER DE LYON
ÉDITIONS ORIGINALES
[suivi de :] J.-B. Salgues, Réfutation du rapport de M. le Baron Zangiacomi, conseiller d’État, sur la question de savoir s’il y a lieu de réviser le jugement qui a condamné à mort Joseph Lesurques, Paris, Dentu, 1823
2 ouvrages en un volume in-8 (198 x 120mm)
ILLUSTRATION : planche dépliante et gravée représentant les “Pénibles Adieux”
ENVOI sur un feuillet blanc : “Homage à Monsieur [Lépold] Javal par l’infortunée famille Lesurques”
RELIURE PASTICHE. Dos long de veau brun, orné et doré, plats de papier marbré brun
Jacques-Barthélémy Salgues (1760-1830) fut prêtre puis révolutionnaire avant de devenir un professeur d’éloquence assez célèbre dans le Paris des années 1820. Il avait publié en 1807 une traduction du Paradis perdu de Milton. Salgues se saisit du cas de Lesurques et publia ces brochures dont il semble avoir assuré lui-même la diffusion. On connait quelques autres exemplaires du présent texte avec des envois similaires.
En 1821, la déjà puissante dynastie des Javal, originaire de l’Est de la France, donna Salgues comme professeur de rhétorique au jeune Léopold Javal (1804-1872), futur banquier et député de l’Yonne, ancêtre de Paul-Louis Weiller.
La révision de la condamnation à mort de Lesurques fut l’une des grandes causes des adversaires de la peine de mort tout au long du XIXe siècle. Cette cause sut trouver en Victor Hugo l’un de ses principaux défenseurs.
sur le lien de Léopold Javal avec J.-B. Salgues, cf. Annuaire historique du Département de l'Yonne : recueil de documents, 37e année, Auxerre, 1873, p. 200


