Mémoires sur la vie privée, politique et littéraire de Richard Brinsley Shéridan...
DÉLICIEUX MÉMOIRES DE SHERIDAN : LE MEILLEUR TABLEAU POSSIBLE DE LA VIE ARTISTIQUE ET POLITIQUE DE L’ANGLETERRE EN 1800.
BEL EXEMPLAIRE, CELUI DE LOUIS-PHILIPPE AU CHÂTEAU DE NEUILLY
Première édition de la traduction française par J.-T. Parisot
2 volumes in-8 (203 x 130mm)
COLLATION : (vol. 1) : 2 f. n. ch., IV, 406 pp. ; (vol. 2) : 2 f. n. ch., 392 pp.
ILLUSTRATION : portrait en frontispice à la manière noire gravé par Grégeault
PIÈCE JOINTE : à la p. 130 du vol. 2 se trouve fixé un feuillet mince de papier présentant une note à l’encre de 13 lignes sur la prolongation du séjour de madame de Genlis en Angleterre organisée par Sheridan alors que Philippe-Égalité réclame son retour en France. Cette note ne semble pas être de la main de Louis-Philippe
RELIURES DE L’ÉPOQUE. Dos de veau miel, lisses, à grand motifs de rinceaux dorés et estampés à froid, pièces de titre de veau noir légèrement saillants, chiffre royal en tête du dos, tranches marbrées
PROVENANCE : Louis-Philippe d’Orléans (1773-1850), roi des Français, avec son chiffre couronné en tête des dos, cachets de la bibliothèque de Neuilly sur les pages de titre
Richard Brinsley Sheridan (1751-1816), auteur de pièces de théâtre et député, et sa femme, l’actrice et chanteuse Elizabeth Ann Linley (1754-1792), elle-même fille de l’un des plus grands clavecinistes anglais, formèrent un couple exceptionnel. Leur histoire, pleine de duels, de dettes, d’amants et de maîtresses, de théâtre puisque Sheridan fonda et géra celui de Drury Lane, possède toutes les qualités d’un film en costume remarquable dans cette Angleterre poudrée de la fin du XVIIIe siècle. Démarrant leur vie dans une relative simplicité, Sheridan et Elizabeth Linley finirent par devenir intimes de la célèbre duchesse de Devonshire et du Prince de Galles. Elizabeth elle-même, à la beauté et à la voix confondantes, fut peinte par les artistes les plus célèbres du temps : Gainsborough (plusieurs fois dont National Gallery of Art et Dullwich Picture Gallery), Benjamin West, Joshua Reynolds (Waddesdon Manor), et d’autres. L’historien du théâtre Joseph Roach, Sterling professeur à Yale, les a décrits comme "pre-eminent glamour couple of the 1770s and 1780s”.
Le très anglophile Louis-Philippe ne pouvait être que sensible à ce titre d’autant qu’il y est question de Félicité de Genlis (vol. 2, p. 130), maîtresse de son père Philippe-Égalité et éducatrice du jeune Louis-Philippe, à laquelle il voua toute sa vie une admiration sans borne. On notera aussi que cette traduction est rare.


