FRANCHIÈRES, Jean de

C’est le livre de l’art de faulconnerie

Paris, Pierre Sergent, 1531

LE PLUS GRAND LIVRE FRANÇAIS DE FAUCONNERIE EN RELIURE DE L’ÉPOQUE.

L’UNIQUE EXEMPLAIRE CONNU À CE JOUR DANS CETTE CONDITION.

FRANCHIÈRES OU LA GENÈSE DE L’ORNITHOLOGIE

ÉDITION PRINCEPS, reliée avec la troisième édition du Phébus

2 ouvrages en 1 volume in-8 (189 x 135 mm). Caractères gothiques, initiales gravées sur bois, 31 lignes à la page
COLLATION : a-E4 F6 G-K4 A-O4 P8, soit 112 ff. 
CONTENU : a1 C’est le livre de l’art de faulconnerie, 39 ff. chiffrés ; L1 S’ensuyt le livre des chiens de chasse, 6 ff. n. ch. ; a1 Le Miroyr de Phebus des deduits de la chasse aux bestes sauvaiges (cf. infra)
RELIURE DE L’ÉPOQUE. Vélin ivoire, couture apparente, mentions manuscrites à l’encre brune effacées sur les plats. Boîte
PROVENANCE : Hubert Lebaudy (ex-libris)
RARETÉ : J. Thiébaud ne connaissait que deux exemplaires de ce texte, celui de la vente du baron Pichon en maroquin rouge signé de Trautz-Bauzonnet et celui de la vente Lignerolles en maroquin vert du même relieur. Aucun exemplaire en reliure de l’époque n’est passé sur le marché internationnal depuis plus d’un siècle selon le fichier de Pierre Berès. Les collections Schwerdt et Frank conservent un exemplaire de 1567.

[Relié à la suite :] Phébus, Le Miroyr de Phebus des deduicts de la chasse des bestes saulvaiges et desoyseaulx..., Paris, Philippe Le Noir, vers 1525. Troisième édition. Caractères gothiques, 41 lignes à la page. Collation : A-O4 P8, soit 64 ff.

Le feuillet A2 s’est détaché de la reliure et a été remplacé par un feuillet en fac-similé par M. Hubert Lebaudy

Dans son traité sur l’art de la fauconnerie, Jean de Franchières (?- 1488) décrit en deux parties les sept sortes de faucons de proie, puis analyse leurs maladies. Il tire ses enseignements de quatre maîtres fauconniers d’Orient, dont maître Molopin fauconnier du prince d’Antioche et un certain grec répondant au nom de Cassien. Franchières passa en effet plus de dix ans sur l’île de Rhodes à partir de 1458 comme chevalier de l’Ordre de Saint-Jean. Son œuvre, écrite en français vers 1470, valorise ainsi pour la première fois en Europe occidentale, la littérature levantine dans le domaine de la chasse au vol. Les six feuillets consacrés aux chiens de chasse, à leur dressage et leurs maladies, révèlent aussi la méthode d’observation scientifique de l’auteur. L’un des quatre professeurs d’ornithologie, le personnage de Martino, au service du roi Dancus d’Arménie, est considéré comme purement imaginaire. Mais Martino et Dancus lient à jamais la chasse à la royauté et ce, de façon universelle.

L’Art de faulconnerie témoigne de plus de cinq siècles de chasse autour du bassin méditerranéen. Le texte manuscrit de Franchières est connu par trente exemplaires qui sont conservées dans les bibliothèques publiques du monde entier comme à la BnF (Regius 7099.3) ou au château de Chantilly (Ms. 369). Cet exemplaire a la particularité d’être relié avec la préciseuse troisième édition du Phébus, le plus grand traité de chasse du Moyen Âge français. Le livre devient en quelque sorte la Somme des connaissances cynégétiques de l’ancien monde et prépare les merveilles de celui de la Renaissance.

BIBLIOGRAPHIE : 

J. Thiébaud, Bibliographie des ouvrages français sur la chasse, col. 427 et pour le Phébus col. 731 -- R.-L. Frank, De Futaie en folio, I, p. 284 pour l’édition de 1567 -- Jean Richard, La Fauconnerie de Jean de Francières et ses sources, in Moyen Âge, t. 69, 1963, pp. 893 et 902 -- L. C. Silvestre, Marques typographies, n° 1011, p. 591 pour Pierre Sergent

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