D'ARCUSSIA, Charles, & Pierre de GOMMER

La Fauconnerie de Charles d'Arcussia

Paris, Jean Houzé, 1608.

EXEMPLAIRE EN MAROQUIN BLEU DU XVIIE SIÈCLE.

DE LA COLLECTION DES PRINCES DE LIECHTENSTEIN

[suivi de :] P. de Gommer, De l’Autourserie et de ce qui appartient au vol des oyseaux, Paris, Jean Houzé, 1608

Cinquième édition d’Arcussia, Troisième du Gommer

2 parties en 1 vol. in-8 (175 x 110 mm). Initiales gravées sur bois, titre en noir & rouge

COLLATION ET ILLUSTRATION : (1) a4 A-Z82A-K82L-N4 M3, (2M4 blanc), soit 528 pp. et 7 ff. de table, et 12 gravures sur cuivre (7 d’oiseaux et 5 d’instruments) placées en hors-texte, dont 1 dépliante ; (2) A-D8, soit 56 pp. et 1 gravure sur cuivre à pleine page
RELIURE DU XVIIe SIÈCLE. Maroquin bleu nuit, filets dorés d’encadrement sur les plats, dos long orné d’encadrements et de poinçoins dorés, tranches dorées
PROVENANCE : Princes de Liechtenstein (ex-libris) -- Hubert Lebaudy (ex-libris)
RARETÉ : l’édition originale de La Fauconnerie date de 1598 et manque à la BnF. Cinq exemplaires connus sont conservés en mains publiques : à Aix (x 2), Nîmes, Draguignan et Yale University. Un exemplaire se trouve au Moyen-Orient. R.-L. Frank et un autre bibliophile possèdent les deux derniers en mains privées à ce jour (cf. bibliographie). La deuxième édition, celle de 1599, n’est connue qu’à deux exemplaires, chez un collectionneur en vélin de l’époque (vendu par nos soins) et chez Charles Du Verne en maroquin du XIXe siècle (Paris, 5 octobre 2016, n° 9). La troisième édition ne se rencontre qu'avec l'exemplaire Paul Lebaudy (collection privée) et deux autres à la BnF. La quatrième édition de 1605, n’est connue qu’à un seul exemplaire.

Pour ce qui relève de notre édition de 1608 : 
1. Celui de la collection Schwerdt, en maroquin citron du XIXe siècle, aux armes des comtes de Beaufort, ne possède pas la planche dépliante. Il repassa dans la vente Du Verne de 2016 pour 7000 €. Chez Bob Frank aujourd’hui.
2. Celui de la vente Jean Berger de juillet 1993 avait été relié au XIXe siècle et une planche manquait également.
3. Un en mains privées, en veau jaspé, provient de la collection Paul Lebaudy, en reliure de l’époque
4. Un exemplaire en maroquin framboise janséniste signé de G. Huser et avec quatre planches sur cinq d’instrument, de la bibliothèque Huzard (Paris, 17 juin 2004, n° 47)
5. Selon le fichier Berès, un exemplaire relié au XIXe siècle par Petit aurait été présenté en 1992 dans le catalogue de la librairie Thomas Scheler : 130 livres anciens

Petit manque avec atteinte dans le texte en G7, très légères rousseurs à quelques feuillets

En 1616, la fauconnerie du Roi Louis XIII comportait 300 oiseaux subdivisés en six équipages spécialisés : vol pour le héron, vol pour milan et corneille, vol pour perdrix, etc. Ces oiseaux étaient si importants pour le Souverain, qu’il les installa au Louvre dans le cabinet d'Apollon ; là où eut lieu le vol des bijoux d’octobre 2025. Les « oiseaux du Cabinet du Roi » étaient emportés continuellement avec lui dans ses déplacements de résidences en résidences ou à la guerre. Leur valeur était si précieuse que les plus beaux specimens s’offraient en cadeau diplomatique. Chaque rapace possédait un rôle distinct et décrit par Charles d’Arcussia (1554-1638). Par exemple, l’auteur présente le Faucon lanier tunisien, aussi appelé Alphanet, qui chasse en couple, mâle et femelle, les plus gros oiseaux de Méditerrannée. Charles d’Arcussia, gentilhomme provençal, eut l’occasion d’en étudier un avec un esclave libéré du bey de Tunis. Aussi l’une des chasses les plus compliquées pour d’Arcussia réside dans la simultanéité du travail entre le chien et l’oiseau de proie. Les rapaces craignent naturellement les canidés. La fauconnerie fut supprimée par la Convention nationale pour être à nouveau autorisée en 1954. Aujourd’hui, les aigles sont employés dans les luttes anti-drones de l’Armée de l’air française. Les oiseaux de proie de l’armée mesurent près de deux mètres d’envergure et sont nourris exclusivement sur des carcasses de drone pour automatiser leurs comportements.

BIBLIOGRAPHIE : 

(1) La Fauconnerie de Charles d’Arcussia : J. Thiébaud, Bibliographie des ouvrages français sur la chasse, col. 31 -- Schwerdt, Hunting, Hawking, Shooting, I, p. 41-42 (manque la planche dépliante) -- R.-L. Frank, De Futaie en folio, I, p. 40 pour l’édition de 1598, en vélin de l'époque. (2) De l’Autourserie : J. Thiébaud, Bibliographie des ouvrages français sur la chasse, col. 467 -- Schwerdt, Hunting, Hawking, Shooting, I, p. 210 -- R.-L. Frank, De Futaie en folio, I, p. 316 pour l’édition originale de 1594

WEBOGRAPHIE : pour visionner le reportage de l’armée de l’Air : https://www.youtube.com/watch?v=kV-qQ64et9Q

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