Portrait de Louise de Coligny-Châtillon assise
LOU ASSISE.
EXEMPLAIRE D’APOLLINAIRE
Photographie originale (89 x 63mm avec les courtes marges)
PROVENANCE : archives de Guillaume Apollinaire -- puis sa femme, Jacqueline Apollinaire (1891-1967), qui les conserva jusqu’à sa mort dans leur appartement au 6e étage du 202 boulevard Saint-Germain (Paris, 2011, 13 décembre 2011, lot 27)
Apollinaire rencontre Louise de Coligny-Châtillon, jeune femme émancipée de bonne lignée, à Nice, en septembre 1914. Elle réside à la villa Baratier de Saint-Jean-Cap-Ferrat où elle panse des blessés. Après avoir résisté à la cour d’Apollinaire, elle s’offre finalement à lui, à Nîmes, en décembre 1914 alors qu’il est en caserne, puis à quelques reprises, à Nice et Marseille dans les premiers mois de l’année 1915. On ne peut taire cette dimension charnelle de leur amour tant Lou incarne, parmi les “muses” d’Apollinaire, celle dont le corps et ses voluptés - au moins dans les poèmes - furent les plus aimés : “Ô Lou, ma très chérie”.
