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Estimation d'un livre ou d'un manuscrit
De l'Allemagne
EXEMPLAIRE À TOUTES MARGES, EN CARTONNAGES D’ÉPOQUE : “PAPER BOARDS”.
L’UN DES GRANDS TEXTES DU ROMANTISME ICI DANS SA PREMIÈRE ÉDITION SURVIVANTE, CELLE DE LONDRES, APRÈS LA DESTRUCTION DE CELLE DE 1810
Deuxième édition, mais PREMIÈRE ÉDITION DISPONIBLE après le pilonnage par Napoléon de l’édition originale de 1810 connue aujourd’hui à cinq exemplaires : (BnF, château normand, Université de Vienne, château suisse, anciennement Escoffier)
3 volumes in-8 (222 x 137mm). Avec les faux-titres et le charmant prospectus de Murray relié à la fin du volume III racontant l’histoire de la suppression de l’édition originale de 1810 par Buonaparte
COLLATION : (vol. I) : 2 ff. n. ch., XXI pp., 360 pp. ; (vol. 2) : 2 ff. n. ch., 399 pp. ; (vol. 3) : 2 ff. n. ch., 416 pp.
RELIURES DE L'ÉPOQUE. Cartonnage brun, pièces de titre imprimées collées aux dos, ENTIÈREMENT NON ROGNÉ. Étui et chemises
PROVENANCE : cachet armorié “AA” non identifié mais sans doute anglais
Madame de Staël fit deux voyages en Allemagne, le premier avec Benjamin Constant, en 1804, et le second en 1807. L’édition originale de De l’Allemagne (1810) fut détruite sur ordre de Napoléon. On n’en connaît que cinq exemplaires. Madame de Staël fit connaître Goethe, Schiller, Kant, Fichte, Schelling, et Schlegel en France. La description magistrale de Weimar, celle de Goethe et de Schiller, en quelques pages, ouvrit les yeux du public français. Son influence fut considérable sur le mouvement romantique en Europe. La République des lettres discuta de cet ouvrage jusqu’en 1830. Dès juillet 1814, le poète Jean-Paul avait écrit deux articles détaillés sur le livre.
“En fait, à défaut de l’édition parisienne de 1810 que devait publier Nicolle, cette édition de Londres, 1813, est la “véritable” édition originale de ce livre célèbre, car, en 1814, la deuxième édition française de Nicolle ne fera, avec d’insignifiantes corrections d’orthographe, que reproduire intégralement, depuis la préface jusqu’à la table du troisième volume, le texte de l’édition anglaise” (Longchamp).
Les reliures de cet exemplaire pourraient laisser croire qu’elles sont d’attente. Cependant, la présence d’un cachet couronné d’époque sur chacun des contreplats des trois volumes atteste qu’elles ne furent pas pensées comme provisoires mais destinées à être définitives, comme telles.
F.-C. Longchamp, Germaine de Staël, n° 91, pp. 60-61 -- M. Clouzot, Guide du bibliophile français, p. 255 -- Dictionnaire Stendhal, Paris, 2003, p. 686 -- pas dans Carteret ni dans Vicaire