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CHATEAUBRIAND, François-René de

Atala, ou les amours de deux sauvages dans le désert

Paris, Migneret, An IX [1801]

EXEMPLAIRE LIGNEROLLES, BARON DE CLAYE ET MAURICE CHALVET.

RELIURE EN EN MAROQUIN DOUBLÉ DE TRAUTZ-BAUZONNET.

CONTREFAÇON PARUE L’ANNÉE DE L’ÉDITION ORIGINALE

In-12 (145 x 90mm)
COLLATION : 155 pp.
RELIURE JANSÉNISTE SIGNÉE DE TRAUTZ-BAUZONNET. Maroquin citron, dos à nerfs, doublure de même maroquin, décor doré au centre de chacun des plats de la doublure, médaillon de feuillage entourant une croix poussée à froid
NOTE AUTOGRAPHE DU COMTE DE LIGNEROLLES, sur la première garde, au crayon à papier : “une édition de 210 p. Impression sur papier plus blanc. Une autre de 179 p. Format un petit peu plus petit”
NOTE AUTOGRAPHE SIGNÉE DE MAURICE CHALVET, sur la première garde, au crayon à papier : “Catalogue Lignerolles n° 1853. La note ci-dessus est de sa main ; mais il ne s’agit pas de l’édition originale. R[eliure] de Trautz. M. Chalvet”
NOTE D’UNE TROISIÈME MAIN, sur les première et deuxième gardes, au crayon à papier : “1ère contrefaçon de la 1ère édition [suivi d’une référence illisible] Lignerolles et baron de Claye”
PROVENANCE : comte de Lignerolles (1816-1893 ; Catalogue, Paris, 1894, II, n° 1853) -- baron de Claye (1851-1903 ; cf. Arsenal cotes 4-C-34 et 8-C-142) -- Maurice Chalvet (ex-libris ; note sur la première garde) -- Bernard Malle

Le catalogue de la vente Lignerolles (1894) qualifiait, par erreur, cette édition d’“originale”. Victor Giraud (1911) requalifiait cette édition en “contrefaçon” :

“Je crois bien avoir sous les yeux une de ces contrefaçons [...] C'est un petit volume de 155 p. pet. in-18 (en y comprenant le faux titre, la Lettre publiée dans le Journal des Débats et dans le Publiciste, et la Préface), imprimé avec de médiocres caractères sur de mauvais papier. Différents signes extérieurs la distinguent de la véritable édition originale [...] Je rappelle simplement que la véritable édition originale, imprimée sur bon papier vélin avec de jolis caractères Didot, comprend xxiv pages (paginées à part avec des chiffres romains) de titres et préfaces, et 210 p. de texte. Elle doit être extrêmement rare : je ne connais, pour ma part, que l'exemplaire de la bibliothèque Nationale, et un exemplaire possédé par un particulier. Pour. la distinguer rapidement de la contrefaçon que j'ai décrite, indiquons simplement, outre la différence de pagination, les deux signes que voici. La véritable édition originale, à la page du titre, porte : A Paris, chez Migneret, imprimeur, rue Jacob, n° 1186' et à l’ancienne librairie de Dupont, rue de la Loi, n° 288. La contrefaçon reproduit assez fidèlement cette mention, comme du reste toute la page du titre, mais imprime : N° 228. D'autre part, l'édition originale a, en titre courant, Atala ; la contrefaçon n'a pas de titre courant” (Victor Giraud)

BIBLIOGRAPHIE : 

Victor Giraud, “Sur deux contrefaçons d’Atala et de René”, in Revue d’histoire littéraire de la France, Paris, 18e Année, No. 3, 1911, pp. 666-668

WEBOGRAPHIE : article de Giraud : https://www.jstor.org/stable/40517043?seq=2