La Chair et le sang
IMPORTANT EXEMPLAIRE AVEC UN BEL ET TRISTE ENVOI DE FRANÇOIS MAURIAC AU PEINTRE JACQUES-ÉMILE BLANCHE, QUI FIT PLUSIEURS FOIS SON PORTRAIT
ÉDITION ORIGINALEIn-12 (183 x 115mm)
TIRAGE sur papier courant, mais l’un des exemplaires réservés à l’auteur avec la mention manuscrite “auteur” à la justification
ENVOI AUTOGRAPHE SIGNÉ à Jacques-Émile Blanche Pour qu’il se rappelle ce temps où j’é- tais pour lui un ami… Son fidèle F MauriacPIÈCE JOINTE : dessin original au crayon très certainement de Jacques-Émile Blanche sur l’une des gardes à la fin du volume
RELIURE DE L’ÉPOQUE exécutée pour J.-É. Blanche. Bradel de percaline violette, papier marbré violet, témoins, couverture et dos conservés
Dans ce troisième roman de François Mauriac (1885-1970), la lutte entre la sensualité et la pureté, entre la chair et l'esprit, est, comme dans les précédents, centrale, mais traitée avec beaucoup plus de subtilité. L’intrigue de La Chair et le sang lui fut inspirée par le suicide en 1909 de Charles Demange, neveu de Maurice Barrès, mais aussi par ses propres "tourments amoureux" et ses questions métaphysiques. La conversion de l'héroïne du protestantisme au catholicisme ne la sauvera pas pour autant, tant son désir de réussir dans la société parisienne sera dominant. Mais se mêlent aussi dans ce livre, inspiré par un fait divers, des propositions clairement autobiographiques.
“Le jeune provincial que j’étais a beaucoup appris auprès de Jacques Blanche. C’est lui qui m’a ouvert les yeux sur la peinture. Mais sa maison d’Offranville et en particulier le salon où il travaillait, et dont il avait peint lui-même les boiseries dans une étonnante teinte citron pâle, fit plus que tout le reste l’éducation de mon œil, si j’ose dire” (https://www.jeblanche-catalogue.com/fr/jacques-emile-blanche-252-etude-pour-le-portrait-de-francois-mauriac)
Dans La Chair et le sang, le personnage de May recouvre en effet celui de Madeleine Le Chevrel (1881-1954) qui, dans son salon de la rue du Ranelagh, fit découvrir Proust à Mauriac et présenta, en 1915, Blanche au jeune provincial épris de succès mondain.
“L’échange épistolaire qu’il engagea avec François Mauriac en 1916 éclaire d’un jour vif l’œuvre de l’un et de l’autre, tant l’influence de celui que l’on surnommait le « marquis de Carabas » fut, aux dires de l’auteur du Baiser au lépreux, à la mort de son ami, déterminante pour sa formation d’homme de goût et d’écrivain tout à la fois ; ami délaissé, presque déclassé, dont subsistent heureusement les portraits au moins malicieux sinon féroces de ses contemporains.” (J.-P. Constant).
J.-P. Constant, La Correspondance entre François Mauriac et le peintre Jacques-Émile Blanche. Un temps retrouvé, https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/la-correspondance-entre-francois-mauriac-et-le-peintre-jacques-emile-blanche/78816?srsltid=AfmBOorMghY7KQVK6f94rYTByl6m06ysUfEowdXUvXZfKm3f_bkMeoBm



