L'Ère du soupçon
L’UN DES GRANDS MANIFESTES DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE.
EXEMPLAIRE D’ALEXANDRE VIALATTE RELIÉ PAR JEAN DE GONET
ÉDITION ORIGINALE
In-8 (190 x 130 mm)
TIRAGE : exemplaire de Service de Presse, poinçon SP à la quatrième de couverture
ENVOI autographe signé :
Pour Alexandre Vialatte
hommage de l’auteur
Nathalie Sarraute
ANNOTATION : note autographe d’Alexandre Vialatte sur le feuillet de garde, encre bleue : p. 76. Affirmation hardie, avec marque de lecture à la page indiquée
RELIURE RÉVORIM DE JEAN DE GONET. Dos de veau rouge, coutures apparentes, couverture et dos conservés
Avec L’Ère du soupçon, Nathalie Sarraute (1900-1999) compose un recueil de quatre essais qui fondent les bases théoriques du Nouveau Roman. Elle évoque en premier lieu la fin du personnage traditionnel, puis ce qui vient avant la parole, les mouvements intérieurs invisibles. Nathalie Sarraute juge l’intrigue romanesque morte avec l’avènement du cinéma. Le nouveau roman doit alors se tourner dès lors vers un dialogue entre auteur et lecteur. Il s’agit de renouveler la complicité des consciences autour du livre.
Alexandre Vialatte (1901-1971), l’un des meilleurs lecteurs de la modernité, fut un critique littéraire connu pour avoir fait découvrir Franz Kafka au public français par sa traduction du Château en 1938. L’écrivain pragois fut le socle commun de la relation entre Alexandre Vialatte et Nathalie Sarraute, en témoigne le chapitre “De Dostoïevski à Kafka” dans L’Ère du soupçon :
« Ce qui fait la valeur propre de l’œuvre de Kafka, c’est qu'elle constitue une sorte de laboratoire de l'humain. [...] Le monde de Kafka est le monde de la conscience qui se regarde fonctionner. »


