HUGO, Victor

La Pitié suprême

Paris, Calmann Lévy, 1879

AVEC UN ENVOI DE VICTOR HUGO À GEORGES PÉRIN, REMARQUABLE DÉPUTÉ ANTI-COLONIALISTE ET ABOLITIONNISTE EN MATIÈRE DE PEINE DE MORT, AMI DE LÉON GAMBETTA ET DE GEORGES CLEMENCEAU.

GRAND PLAIDOYER DE VICTOR HUGO EN FAVEUR DE L’ABOLITION DE LA PEINE DE MORT.

ÉDITION ORIGINALE

In-8 (260x 168mm). Tirage courant
ENVOI AUTOGRAPHE SIGNÉ : 
                                  À Georges Périn
                                      Victor Hugo
BROCHÉ sous sa couverture grise d’origine, non rogné, avec ses témoins

Couverture un peu salie, charnière supérieure et petit manque en queue du dos restaurés

Georges Périn (1838-1901) fut avocat, voyageur, journaliste, homme politique et député du département de Limoges de 1873 à 1889 en siégeant à l’extrême gauche. Ayant embrassé la profession de journaliste, il collabore à de nombreux journaux comme La Critique Française, L'International, édité à Londres, Le Phare de la Loire, de Nantes, etc., et devient un des rédacteurs du Courrier du Dimanche en 1863. Il s'embarque à Brest le 2 octobre 1864 sur La Sybille que commande son ami Adolphe Lucien Mottez, pour un voyage autour du monde qui dure un an qui l’amène notamment à Tahiti, où il fait la connaissance de la Reine Pomaré, et en Nouvelle-Calédonie qu'il est un des premiers français à traverser. Il entre en 1868 à La Tribune, fondée par Eugène Pelletan, puis prend la direction du Libéral du Centre, éphémère journal de Limoges, entre le 16 février et le 15 août 1869. Début 1870, il est chroniqueur au journal La Cloche.

Nommé préfet de la Haute-Vienne le 5 septembre 1870, il est chargé par Léon Gambetta d'organiser le camp de Toulouse avec Lissagaray. Il est nommé peu après inspecteur des camps régionaux du Sud-Ouest. Élu député de la Haute-Vienne le 11 mai 1873 contre Saint-Marc Girardin fils, il est plusieurs fois réélu jusqu'à sa courte défaite en 1889. Il est en mai 1877, l'un des grands opposants aU ministère Broglie.

Périn est, au début, gambettiste. Auguste Scheurer-Kestner rapporte : "c'était alors la bonne époque, l'époque héroïque. Alors Clemenceau, Locroy, Georges Périn étaient nos trois mousquetaires. Et ces trois mousquetaires étaient la main dans la main avec Gambetta". Il s'intéresse aux déportés de la Commune et obtient la nomination d'une commission d'enquête sur les "mauvais traitements infligés en Néo-Calédonie aux déportés politiques". Il milite pour l'amnistie. Il fréquente le salon d’Aline Ménard-Dorian, l’une des modèles de Madame Verdurin, où il côtoie Émile Zola, Alphonse Daudet, les frères Goncourt, Auguste Rodin, Renouard, Victor Schœlcher et, bien sûr, Clemenceau dont il semble avoir été l'un des témoins préférés lors de ses nombreux duels. Il milita contre les missions colonialistes orchestrées par la France. Il est proche de Victor Hugo, souvent cité dans la correspondance de Juliette Drouet et participie au banquet des quatre-vingt un ans du poète.

BIBLIOGRAPHIE : 

G. Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, IV, col. 359-360 -- M. Clouzot, Guide du bibliophile français, p. 152

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