Carte autographe signée à René Berthier
Carte postale militaire (88 x 134mm), à l’encre noire
“Mon cher René, votre lettre m’a fait plaisir. L’inspiration est rare dans la biffe, cher ami, peu de temps à soi. Bonjour à Dufreney1. Je ne sais si nous sommes près de vous ou non. N’oubliez point que je lise Belméboth2. En effet, je crois que vous ferrez bien de réfléchir avant de vous décider à la mutation dont vous me parlez. Moi ça va pour le moment, jusques à quand ? Racontez-moi des choses amusantes si vous pouvez : vous ne me parlez point de Bodard et Coulon. Mes amitiés à Dufreney. Je vous enverrai un poème quand j’aurai le temps d’en faire et vous tâcherez de l’éditer3. Je vous embrasse fraternellement et vous prie de vite m’écrire. Guillaume Apollinaire”
1. René Berthier était maréchal des logis de la 2e pièce ; Dufreney, de la 1ère
2. Serait-ce le titre d’un texte de Berthier ?
3. Peut-être dans la revue de poésie qu’éditait Berthier à Toulon, Les Facettes
PROVENANCE : archives de René Berthier (Paris, 3 juin 2009, lot 58)
René Berthier répondit à Apollinaire par une lettre conservée à la Bibliothèque nationale de France : “Je finis Belmeboth et je l’adore (Correspondance, I, p. 212)”. Ce titre est vraisemblablement celui d’un texte non retrouvé, rédigé par René Berthier.
Victor Martin-Schmets, Apollinaire. Correspondance générale, 3, n° 1432


