CREVEL, René

Détours

Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1924

ENVOI DE RENÉ CREVEL À SON AMI TRISTAN TZARA.

LE PREMIER LIVRE DE CREVEL ET SON PREMIER ROMAN : BEL EXEMPLAIRE D’AMITIÉ

ÉDITION ORIGINALE

In-12 (187 x 133 mm)
COLLATION : 104 pp., (2) ff.
TIRAGE : un des 1115 exemplaires sur vélin simili cuve des papeteries Navarre, celui-ci numéroté 576
ILLUSTRATION : portrait de l’auteur par Eugène MacCown, gravé sur bois par G. Aubert, en frontispice

ENVOI autographe signé :

                                                    À Tristan Tzara
                                                       son ami sans
                                                          tours ni
                                                           [Détours]
                                                          René Crevel

BROCHÉ, sous sa couverture d’origine
PROVENANCE : Tristan Tzara (1896-1963 ; envoi ; De la bibliothèque Tristan Tzara, Paris, 4 mars 1989, n° 124, l’un des sept ouvrages de Crevel avec envoi à Tzara)

René Crevel (1900-1935) a vingt-quatre ans lorsqu’il publie ce premier livre en 1924. Il a rencontré André Breton dès 1921. Des photographies de Man Ray le montrent en compagnie de Tristan Tzara en 1922 (https://www.centrepompidou.fr/fr/ressources/oeuvre/ce9XLR), ou du même Tzara (avec un banjo) et Jacques Baron (https://www.christies.com/en/lot/lot-2037592). Exclu du mouvement surréaliste en octobre 1925, il rejoint Tristan Tzara et Dada. Il participe comme acteur à la mise au point de la pièce de Tzara Cœur à gaz, dans un costume dessiné par Sonia Delaunay.

 

Le peintre américain Eugène MacCown (1898-1966) arrive à Paris en 1921. Il réalise les portraits de Nancy Cunard et Jean Cocteau, et rencontre Crevel durant l’hiver 1923-1924 dont il s’éprend. Figure du Tout-Paris des années folles, MacCown est exposé en 1925 par Léonce Rosenberg dans sa galerie de L’Effort moderne. Il excellait au piano jouant du jazz au Bœuf sur le toit jusqu’aux heures les plus avancées de la nuit.

 

“Crevel ne ménage pas ses efforts pour soutenir celui qui est devenu au fil des mois un de ses meilleurs amis (...) il aime chez son ami ce mélange unique de rigueur et de frivolité (...) Quand Crevel réussit à publier son premier roman chez Gallimard, Détours, Tzara est le premier à le féliciter. Il a aimé ce livre lucide et désespéré sur le mal de vivre qui ronge la jeunesse. Crevel lui donne un exemplaire avec ces simples mots : “À Tzara, son ami sans tours ni... Détours”. (François Buot, Tristan Tzara. L’homme qui inventa la révolution Dada, Paris, 2002).

 

La correspondance de René Crevel et Tristan Tzara est conservée à la Bibliothèque Jacques Doucet.

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