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MALLARMÉ, Stéphane

Divagations

Paris, Eugène Fasquelle, 1897

TRÈS RARE EXEMPLAIRE SUR JAPON. BROCHÉ

L'UN DES TRÉSORS DE TOUTE COLLECTION MALLARMÉENNE

ÉDITION ORIGINALE

In-8 (187 x 120mm)

TIRAGE : exemplaire sur japon, un des cinq connus

BROCHÉ, non coupé, couverture d'origine avec le prix de 3f 50 au dos. Chemise et étui signés de René Aussourd

PIÈCE JOINTE : lettre de Henri Mondor : "Je vous remercie d'avoir songé à me faire présenter cet exemplaire sur japon de Divagations dont je ne connaissais aucune indication bibliographique et dont il ne paraît pas exister de semblable"

Henri Mondor, grand familier de la bibliographie mallarméenne, signale dans la lettre ci-jointe qu'il "ne paraît pas exister d'exemplaire sur japon semblable" à celui-ci. Clouzot mentionne un tirage de tête de Divagations constitué, selon lui, de cinq exemplaires sur japon. Et c’est la vérité.

Par les discours qu’on tient sur elle, la poésie se voit dissoute dans les généralités, plutôt que placée au centre d’une réflexion cruciale sur le langage. Les « Dictionnaires de poétique » n’offrent guère pour leur part que des outils qui facilitent l’observation des formes, sans ouvrir de véritable accès à la question du sens. À maints égards, la poésie reste l’orpheline de la critique. C’est plutôt dans l’œuvre même des poètes, sur les marges ou au cœur de leurs poèmes, que des clefs nous sont proposées : les préfaces de Victor Hugo, les lettres de Rimbaud, les Divagations de Mallarmé, les Cahiers de Valéry, les Elégies de Rilke, les correspondances, par exemple.

Divagation (1897) rassemble les textes en prose que Mallarmé publia pendant plus de trente ans dans les revues L'Artiste, La Revue wagnérienneLa Revue indépendante,, The National Observer et La Revue blanche. Publiés en volume un an avant sa mort, ces textes sont la consécration de l'œuvre en prose de l'auteur du Coup de dés : du poème en prose à l’éloge critique de Verlaine, Rimbaud, Villiers de l’Isle-Adam ou Manet. Mais à côté de ces sujets littéraires, Mallarmé fait figurer des articles aux sujets beaucoup plus prosaïques comme des "Grands faits divers" : les attentats anarchistes, le système anglais d'éducation, la question prolétarienne ou l'aristocratie. Derrière ce manque d'unité ou d'architecture, "les Divagations apparentes traitent un sujet, de pensée, unique" (prière d'insérer de Mallarmé).

"Ce sujet de pensée, ou cette doctrine, unique, c'est une réflexion sur la place de la littérature dans la cité, une littérature à double face - le théâtre, le livre - dépositaire du secret de l'homme, et par là seule à même de refonder la cité moderne" (Bertrand Marchal, p. 1611)

BIBLIOGRAPHIE : 

M. Clouzot, Guide du bibliophile français, p. 195 -- Stéphane Mallarmé. Œuvres Complètes II, éd. par B. Marchal, Paris, 2003, pp. 1610-1611