Ecuador
MICHAUX À LA DÉCOUVERTE DE L’ENVOÛTANTE AMAZONIE
ÉDITION ORIGINALE, dédiée à Alfredo Gangotena et André de Monlezun
Petit in-4 (215 x 165 mm)
TIRAGE : un des 109 exemplaires sur vergé Lafuma-Navarre, celui-ci numéroté XV
COLLATION : 196 pp. 2 ff. n. ch.
RELIURE SIGNÉE DE JEAN-PAUL MIGUET. Demi-maroquin citron à bandes, dos longs, tête dorée, couverture et dos conservés
Henri Michaux (1899-1984) évoque dans son journal les pulsations océaniques qui apportèrent les Européens comme articles d’importation en Équateur. Il découvrit des “rivières chocolat qui consomment beaucoup de terres en passant” et des arbres Matapalo, les fameux figuiers étrangleurs. Dans le poumon de la planète qu’est l’Amazonie, Henri Michaux composa son poème Je suis né troué :
Je suis né troué.
Il souffle un vent terrible.
Ce n’est qu’un petit trou dans ma poitrine,
Mais il y souffle un vent terrible.
(…)
…ce n’est qu’un vent, un vide.
Malédiction sur toute la terre, sur toute la civilisation, sur tous les êtres à la surface de toutes les planètes, à cause de ce vide.
(…)
Ce vide, voilà ma réponse.”


