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[QUÉRELLES, Alexandre de]. DEBUCOURT, Philibert-Louis

Héro et Léandre, poëme nouveau en trois chants

Paris, Pierre Didot l’Aîné, 1801

EXEMPLAIRE SUR GRAND PAPIER VÉLIN, AVEC LES SUPERBES GRAVURES EN COULEURS DE PHILIBERT-LOUIS DEBUCOURT AVANT LA LETTRE.

ÉLÉGAMMENT RELIÉ EN MAROQUIN À L’ÉPOQUE.

ANCIENNES COLLECTIONS DE CORTLAND F. BISHOP, CHARLES GILLET ET BERNARD MALLE

ÉDITION ORIGINALE

Grand in-4 (306 x 237 mm)
COLLATION : 1-124 132 χ1 : 100 pp., (1) f.
CONTENU : 1.1r : faux-titre, 1.1v : adresses de vente, 1.2r : titre, 1.3r : introït, 1.4r : texte, 13.1r : notes de l’éditeur, χ1r : avis au relieur
TIRAGE : L’UN DES QUELQUES EXEMPLAIRES SUR GRAND PAPIER VÉLIN AVEC LES ILLUSTRATIONS AVANT LA LETTRE
ILLUSTRATION : 1 frontispice gravé à l’eau-forte en noir et 8 figures en couleurs, dessinées et gravées à l’aquatinte par Philibert-Louis Debucourt, toutes avant la lettre (états conformes aux remarques données par Maurice Fenaille, cf. bibliographie)
RELIURE DE L’ÉPOQUE. Maroquin rouge à grain long, décor doré, triple encadrement de filets, fleuron aux angles, dos à nerfs orné, doublure et garde de moire grège, tranches dorées. Chemise, étui
PROVENANCE : James Carpenter, libraire à Londres entre 1799 et 1850 (étiquette de librairie) -- Cortlandt F. Bishop (1870-1935 ; ex-libris ; dans sa vente à New York en 1948 figurait un autre exemplaire en grand papier, relié par Bozerian en maroquin vert au chiffre de Joséphine de Beauharnais) -- Charles Gillet (prêt à l’exposition Dix siècles de livres français à Lucerne en 1949) -- trace d’un ex-libris décollé -- ancienne collection Bernard Malle

Infimes rousseurs au verso du frontispice. Légères traces à la reliure, modestes restaurations anciennes aux charnières

Philibert-Louis Debucourt (1755-1832), élève de Joseph-Marie Vien, fut membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1781. Il abandonna la peinture dès 1785 pour la gravure et l’aquatinte.

“C’est seulement en 1785 qu’il se risqua dans le genre difficile de l’estampe en couleurs, avec Suzette mal gardée et la Porte enfoncée. Dès 1786, sa maîtrise s’affirme dans le Menuet de la Mariée [… ]. En 1787, dans la Promenade de la Galerie du Palais-Royal, Debucourt nous montre un des lieux de plaisir les plus fréquentés par les élégances et la galanterie parisiennes. En 1789, il donne la Noce au château comme pendant au Menuet de la mariée. En 1791, il dédie aux “Amis de la Constitution” son Almanach national. Aux jours troubles de 1792, il nous offre dans la Promenade publique le spectacle des amusements d’une société frivole à la veille de disparaître [… ] La Promenade publique marque aussi la fin de la belle impression en couleurs. Cette manière représentait un travail considérable : la gravure de quatre planches au moins et de minutieux repérages. À ce procédé long et difficile, Debucourt va substituer une technique plus expéditive : l’encrage en couleurs à la poupée, qui n’exige qu’une seule planche. Il n’emploiera plus l’impression au repérage que dans les Plaisirs paternels (1796) et dans les illustrations de Hero et Léandre. [… ] Dans les pièces que nous avons citées, Debucourt fait preuve d’une incomparable virtuosité. François Courboin ne craint pas d’affirmer qu’il fut “le plus extraordinaire peintre-graveur en couleurs qu’il y ait jamais eu.” (Marcel Roux)

BIBLIOGRAPHIE : 

Cohen-de Ricci, Guide de l’amateur de livres à gravures du XVIIIe siècle, col. 833 -- M. Fenaille, L’œuvre gravé de P.-L. Debucourt, Paris, 1899, pp. 86-92 -- M. Roux, Inventaire du fonds français. Graveurs du XVIIIe siècle, Paris, 1934, pp. 162-163 -- A. Jammes, Les Didot. Trois siècles de typographie et de bibliophilie, Paris, 1998, n° 95

EXPOSITION : Dix siècles de livres français, Musée des Beaux-Arts de Lucerne, 9 juillet-2 octobre 1949, cet exemplaire figurait sous le n° 196 (étiquette collée sur la première garde)