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Estimation d'un livre ou d'un manuscrit
Imitation de Marot. [Poème manuscrit autographe]
L’ENCHANTEUR MAROTISE.
BEAU POÈME AUTOGRAPHE ET JEU D'AMOUR ÉLOQUENT ÉCRIT PAR CHATEAUBRIAND À L'IMITATION DE CLÉMENT MAROT POUR L'UNE DE SES GRANDES ÉGÉRIES : LA DUCHESSE DE DURAS
1 page in-4 (230 x 180mm)
“Imitation de Marot
Vous souvient-il qu'un temps je remplissais,
Beau papier blanc sur votre table noire,
Lays et doux vers tirés de ma mémoire.
Alors me disiez : écris. J'obéissais.
N'ai-je donc plus le désir de vous plaire ?
Des tendres soirs, ai-je passé les jours ?
Non. Mais d'aimer ne me fais plus affaire,
Car suis certain de vous aimer toujours.”
“Autographe de M. de Chateaubriand,
qui me vient de la duchesse de Duras”
On connaît d'autres poèmes que Chateaubriand composa à l'imitation des poètes du XVIe siècle. Celui-ci, par sa provenance, est dédié à l'une des grandes égéries de l'auteur des Mémoires d'outre-tombe : Claire de Kersaint, duchesse de Duras, auteur d’Ourika en 1823. Ce célèbre roman, tiré à moins de quarante exemplaires, mettait en scène l'histoire d'une jeune fille tirée de l'esclavage et élevée dans le grand monde. Il s'agissait en réalité de l'histoire tragique d'une fillette noire prise en charge par le chevalier de Boufflers, amant fidèle de Mme de Sabran, Gouverneur du Sénégal de 1785 à 1788, et qu'il confia à la Maréchale de Beauvau. La duchesse de Duras, d'esprit libéral comme son père député à la Convention, était une digne représentante des Lumières à l'âge du romantisme. Elle était néanmoins bien en cour auprès de Louis XVIII et fit nommer Chateaubriand au ministère des Affaires Etrangères.
Bulletin Chateaubriand, 1980, n° 23-25, p. 85