APOLLINAIRE, Guillaume

Le Poète assassiné

Paris, L'Édition Bibliothèque des Curieux, 1916

ÉMOUVANT EXEMPLAIRE DE L’UN DES GRANDS AMOURS DE GUILLAUME APOLLINAIRE : LOUISE DE COLIGNY, ALIAS LOU.

L’UN DES GRANDS RECUEILS DE CONTES DU POÈTE

ÉDITION ORIGINALE
In-8 (181 x 114mm)
ILLUSTRATION : portrait d’Apollinaire par Rouveyre, placé en frontispice
BROCHÉ sous sa couverture illustré d’origine
PROVENANCE : Louise de Coligny-Châtillon, dite Lou, avec ex-libris manuscrit autographe à l’encre violette sur le premier feuillet de garde

Ctsse [Comtesse] Louise de Coligny

Infimes éclats à la couverture

La liaison amoureuse du poète avec Lou dura de leur rencontre en septembre 1914 à Nice jusqu’au 28 mars 1915, lors d’une permission à Marseille. Cette jeune fille mutine et espiègle, bien différente des femmes fortes (au sens biblique) rencontrées par le poète, joua néanmoins un grand rôle dans la poésie de l’Enchanteur. Leur rupture était consommée lors de la publication du Poète assassiné.

“L’image de Lou, “Démone-Enfant aux baisers de folie”, “diablesse exquise”, reste celle qu’on bâtie de magnifiques poèmes. Apollinaire se compare avec raison à son aîné Ronsard sans qui Marie, Cassandre ou Hélène n’auraient jamais survécu dans la mémoire des hommes (...) Il serait injuste cependant de ne pas tenir compte d’une personnalité sans doute assez exceptionnelle en son temps. On le devine à travers les quelques lettres d’elle qui sont accessibles aujourd’hui. La “plus grande libertine qui soit” écrit Apollinaire dans une lettre à Madeleine Pagès (19 septembre 1915) d’une liberté d’expression totale, sans soupçon de culpabilité, avec une gourmandise contagieuse de la vie et de l’amour, joue avec Apollinaire un jeu léger, tendre et pervers dont il est incapable. Elle a aussi pesé plus qu’il n’y paraît sur son destin de poète. En gardant par devers elle les lettres, révélées au public seulement en 1969 sous le titre Lettres à Lou, et surtout les poèmes qu’il lui avait adressés et qu’elle a refusé de lui renvoyer malgré sa demande expresse, elle l’a privé de toute une partie exceptionnelle de sa création, qu’il aurait sans doute publiée dans Calligrammes, non sans en avoir retranché les vers les plus osés.” Claude Debon, (Dictionnaire Apollinaire, Paris, 2020, p. 220)

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