Le Vilebrequin de Me Adam Menuisier de Nevers contenant Toutes sortes de Poésies galantes, tant en sonnets, épistres, épigrammes, élégies, madrigaux, que stances & autres pièces, autant curieuses que divertissantes, sur toutes sortes de sujets
SYMPATHIQUE RECUEIL DE POÉSIE BURLESQUE PAR LE MENUISIER DE NEVERS.
SUPERBE EXEMPLAIRE DANS UNE RELIURE EXÉCUTÉE VERS 1750 EN MAROQUIN CITRON AU DÉCOR DORÉ D’UN TREILLAGE DE FILETS À PERLES, DOUBLÉE DE MAROQUIN ET AVEC DES PAPIERS DE GARDE PEIGNE D’UNE RARE FINESSE.
ANCIENNE COLLECTION DE CHARLES LE NORMANT DU COUDRAY
PREMIÈRE ÉDITION, car publiée posthume et dédiée au Prince de Condé
In-12 (150 x 80mm). Nombreux et multiples bandeaux et culs-de-lampe gravés sur bois
COLLATION : a12 e10 A-S12 T6, soit 22 ff. n. ch., 1-528 pp.
ANNOTATIONS : sur la dernière garde de la reliure, DEUX MAINS DIFFÉRENTES ont écrit des références, la première à l’encre brune date d’avant la reliure puisque le titre de cette rubrique (“rare”), situé en haut de la page, est coupé par le ciseau du relieur. Elle cite le Cat de M. Bellanger n° 1996, dont la vente date de 1741. Elle est signée par le chiffre “LN”, marque connue de Charles le Normant du Coudray. La seconde note de références, cette fois dans une encre noire précise des références postérieures : n° 1642 du Cat de M. Perrot en 1776 (...) n° 867 du Cat de Gersaint en 1750 (...) n° 478 du Cat du baron de Heiss en 1785
RELIURE VERS 1770. Maroquin citron, décor doré, treillage à croisillons de filets (ou pavage) avec perles aux intersections, sur les plats et sur le dos, dos à nerfs, DOUBLURE DE MAROQUIN ROUGE, décor doré d’une roulette en encadrement, superbes gardes de papier marbré à peigne très fin et très “turc”, tranches dorées
PROVENANCE : Charles le Normant du Coudray (1712-1789 ; conseiller et procureur du Roi ; ex-libris manuscrit sur la note de la dernière garde). Pour une autre occurrence de cette signature, cf. collection Alain Moatti (Paris, 22 mars 2024, n° 105)
Ces pièces de poésie burlesques, comiques et satriques, sont dédiées, par celui qu’on appelle le premier poète ouvrier, aux principaux personnages du temps : à la duchesse de Longueville, au Prince de Condé, au duc d’Orléans, à Mazarin, au duc de Guise, à la (première) Princesse Palatine, à Christine de Suède, au duc de Mantoue, à Séguier, au Prince de Conti, à M. de Scudéry et à M. de Vassé, à un “Seigneur qui blâmait Maistre Adam d’aimer le Cabaret”, et à tant d’autres personnages des ruelles de la Préciosité ou des cabarets fréquentés par les nombreux Cyrano des premières années du régne de Louis XIV.
La reliure de cet exemplaire a été exécutée après l’apposition de la note manuscrite signée par Charles le Normant du Coudray et figurant sur la dernière page de l’exemplaire. Cette note fait référence à la vente de Louis-Paul Bellanger en 1741. Cette belle reliure à pavage de filets et de perles est en tout point semblable à celle ayant figuré dans la collection de M. Dominique Courvoisier (que nous remercions au passage, Paris, 14 février 2018, n° 65, 4 010 €). Elle recouvrait une édition de 1711 des Soliloques de saint Augustin. L’amateur qui commandita de telles reliures n’est pas encore identifié. Sans doute le sera-t-il un jour.
J.-C. Brunet, Manuel du libraire, I, col. 46
WEBOGRAPHIE : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8711126g/f52.item





