Portrait de Faik Ney Konitza].
L’AMI ALBANAIS D’APOLLINAIRE.
EXEMPLAIRE D’APOLLINAIRE
Photographie originale (103 x 66mm, soit 138 x 89mm avec les marges)
PROVENANCE : archives de Guillaume Apollinaire -- puis sa femme, Jacqueline Apollinaire (1891-1967), qui les conserva jusqu’à sa mort dans leur appartement au 6e étage du 202 boulevard Saint-Germain (Paris, 13 décembre 2011, lot 41)
Faik Konica (1875-1942), albanais polyglotte, et Apollinaire se rencontrent à Londres en 1903. La chronique d’Apollinaire publiée dans L’Européen en date du 29 août, à propos de la Lutte contre les mots français en Allemagne est le point de départ d’une correspondance de presque dix ans entre les deux hommes. Les relations sont suffisamment cordiales pour qu’Apollinaire soit reçu chez Konica lors de ses deux voyages à Londres (novembre 1903, mai 1904). Guillaume Apollinaire qualifiait son ami albanais de “véritable encyclopédie mobile”, et de “Voltaire des Balkans”. Leur situation similaire d’apatrides épris d’une culture universelle ne pouvait que les rapprocher.
Luan Starova, Guillaume Apollinaire et Faik Konica : une amitié et une collaboration de caractère européen et balkanique, Colloquia Comparativa Litterarum, 2017, publié en ligne
