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ÉTIENNE, Charles Guillaume [et autres].

[Titre général manuscrit : Affaire des deux Gendres, ou Recueil contenant avec la Comédie des Deux Gendres par M. Étienne, toutes les Pièces et Caricatures publiées entre 1811 et 1812 pour ou contre cette comédie et son auteur]. Les Deux Gendres, comédie en cinq actes et en vers... Représentée pour la première fois, à Paris, sur le Théâtre Français, par les Comédiens ordinaires de S. M. l’Empereur et Roi, le 11 août 1810 ; et à Saint-Cloud devant LL. MM. II. et RR., le 16 août de la même année. Suivie du Discours de réception de l’Auteur à l’Académie Française

Paris, Le Normant et Barba, 1811

THEATER, LITERATURE AND PLAGIARISM : THE LITERARY PARASITISM IN IMAGES AND TEXTES.

SUPERB COLLECTION ON THE AFFAIR OF THE COMEDY DEUX GENDRES WITH 10 AMAZING CARICATURES IN COLOR.

FINE BINDINGS BY BAUZONNET

ÉDITION ORIGINALE de la Préface, de l’Histoire de Jean Conaxa et du Discours… pour la réception de M. Étienne à l’Académie. Quatrième édition de la pièce

2 volumes in-8 (196 x 120mm). Cachet signature de l’auteur imprimée au verso de la page de titre

COLLATION : (1) iv-xviii 4-124

[Relié avec] :

[vol. 1] : 2. Conaxa ou les gendres dupés, comédie, représentée dans le collège de la Compagnie de Jésus, pour la distribution des prix fondés par MM. les nobles bourgeois de la ville de Rennes, le 22 août à 1 heure après midi (vers 1710), dans le collège de Vendôme, en 1725 et au théâtre de l'Impératrice, le 2 janvier 1812, imprimée et collationnée sur le manuscrit de la bibliothèque impériale. [Préface de Gabriel MICHAUD]. Paris, Michaud et Barba, 1812. COLLATION : vi-xlv, 2-86 pp.
3. [GRANIÉ, Pierre, avocat]. Petite Lettre sur un grand sujet… Paris, Martinet et Jeulin, janvier 1812. COLLATION : 4-16 pp. ILLUSTRATION : (1) : une caricature dépliante gravée à l’eau-forte : La Fantasmagorie de l’Odéon (250 x 300mm), la gravure est ajoutée à l’ouvrage
4. LEBRUN-TOSSA, Jean-Antoine. Mes Révélations sur M. Étienne, les Deux Gendres et Conaxa. Paris, J. G. Dentu, 1812. 35 pp.
5. [LALLEMAND, Lambert]. Lettres d’Alexis Piron à M. Étienne, académicien ; ou Examen critique de la Comédie de Conaxa, revue, corrigée, augmentée, et mise au théâtre par M. Étienne. Paris, Nouzou, 1812, COLLATION : 4-31 pp. ILLUSTRATION : (2) : caricature dépliante, ajoutée, et gravée à l’eau-forte : Sic itur ad astra (290 x 215mm) représentant l’auteur des Deux Gendres porté par un jésuite ET REHAUSSÉE D’UN COLORIS D’ÉPOQUE à l’aquarelle
6. Épître à l’auteur des Deux Gendres sur la Préface de la quatrième édition de sa comédie. Paris, Martinet, 1812. COLLATION : 4-24 pp.
7. BOUVET de CRESSÉ, Auguste Jean-Baptiste. La Stéphanéide ou Conaxa, les Deux Gendres et le Journal de Paris, suivis d’un fragment de lettre à M. Étienne. Paris, Dentu, 1812. COLLATION : 4-19 pp. ILLUSTRATION : (3) : caricature dépliante, ajoutée, et gravée à l’eau-forte : Funeste Mort d’une Puissante Renommée à Paris le 3 janvier 1812 (265 x 310mm) représentant une Renommée tenant les Deux Gendres, parée des plumes du paon et transpercée par la lance d’un jésuite rageux, REHAUSSÉE D’UN COLORIS D’ÉPOQUE à l’aquarelle et à la gouache. Le 3 janvier 1812 est le jour de la représentation de Conaxa à l’Odéon. Sur cette planche, cf. https://www.britishmuseum.org/collection/object/P_2004-0531-27
8. [DELAVIGNE, Casimir]. Bataille gagnée et perdue, tant tués que blessés, personne de mort ou réflexions impartiales et piquantes sur les Deux Gendres et Conaxa. Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : 2-15 pp. ILLUSTRATION : (4) : caricature dépliante, ajoutée, et gravée à l’eau-forte : Fin du Procès ou heureux accouchement d’une souris (330 x 270mm), REHAUSSÉE D’UN COLORIS D’ÉPOQUE à l’aquarelle, à la gouache et à la gomme arabique
9. BOUVET de CRESSÉ, Auguste Jean-Baptiste. Les Gouttes d’Hoffman, à l’usage des journalistes petits-maîtres, ou suite provisoire de la Stéphanéide. Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : 2-15. ILLUSTRATION : (5) : caricature dépliante, ajoutée, gravée à l’eau-forte : Le Moderne Don Quichotte (390 x 330mm) représentant l’auteur en tenue d’académicien implorant la grâce de divers personnages
10. [RUPHY, Jacques-François]. Appel à l’impartialité dans le procès intenté à l’auteur des Deux Gendres. Paris, Delaunay, 1812. COLLATION : 6-31 pp.
11. HOFFMANN, François-Benoît. Fin du Procès des Deux Gendres ou Histoire philosophique et morale de l’exhumation et de l’apothéose de Conaxa. Paris, Barba, 1812. COLLATION : 6-75 pp. ILLUSTRATION : (6) : caricature dépliante, ajoutée, gravée à l’eau-forte : L’Ancien ami du jeune homme ou le secret de la Comédie (254 x 290mm), REHAUSSÉE D’UN COLORIS D’ÉPOQUE à l’aquarelle et à la gouache
12. [DESQUIRON de SAINT-AGNAN, Antoine-Toussaint]. Conaxa et les Deux Gendres ou Résumé des débats servant de réponse à M. Hoffman, défenseur officieux de M. Étienne. Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : 2-26 pp.
13. HOFFMANN, François-Benoît. Réponse de M. Hoffman ou Dernier examen du procès intenté par le Public à M. Étienne. Paris, Chez tous les marchands de nouveautés, 1812. COLLATION : 4-30 pp. ILLUSTRATION : (7) : caricature dépliante, ajoutée, gravée à l’eau-forte : La Culbute (266 x 170mm), REHAUSSÉE D’UN COLORIS D’ÉPOQUE à l’aquarelle et à la gouache, représentant l’auteur tiré vers le haut par la gloire et vers le bas par un jésuite

[vol. 2] :

14. LEBRUN-TOSSA, Jean-Antoine. Supplément à mes révélations, en réponse à MM. Étienne et Hoffman. Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : 2-56 pp. ILLUSTRATION : (8) : grande caricature dépliante, ajoutée, gravée à l’eau-forte : Hospice des Incurables (360 x 425mm), REHAUSSÉE D’UN COLORIS D’ÉPOQUE entièrement aquarellé, représentant “un auteur gonflé d’orgueil par des succès non mérités [qui] est à l’agonie”. Les neuf légendes manuscrites, à l’encre, ont été ajoutées au pied de la planche. Elles correspondent à des numéros gravés dans la planche. Hermès, “le Dieu des voleurs offre à l’auteur des projets de canevas” tandis que “l’ignorance donne la main à la stupidité”
15. [LASALLE, Joseph-Henri]. Le Secret de M. Lebrun-Tossa ou lettre à l’auteur de mes révélations… suivie des variantes qui existent entre le manuscrit de M. Lebrun-Tossa et le manuscrit de Conaxa. Paris, Michaud, 1812. COLLATION : 6-30 pp.
16. Apologie de l’auteur des Deux Gendres. Dialogue entre ma muse et moi. Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1812. COLLATION : 4-11 pp.
17. Vives escarmouches avec M. Hoffman par M. Mordax. Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : 2-35 pp. ILLUSTRATION : (9) : caricature dépliante, ajoutée, gravée à l’eau-forte : Le Cauchemar (300 x 225mm), REHAUSSÉE D’UN COLORIS D’ÉPOQUE à l’aquarelle et à la gouache, représentant l’auteur agonisant sous la révélation de la Vérité et entouré des libelles de la polémique avec une légende imprimée : “Jeu Jeu Jeune homme prends ces goug gou gouttes”
19. [LEFEVRE-DURUFLÉ, Noël-Jacques]. Lettre de Nicolas Boileau à M. Étienne, auteur des Deux Gendres, en lui en envoyant sa septième épitre à Racine, sur le profit à tirer des critiques. Paris, Le Normant, 1812. COLLATION : 6-47 pp.
20. [CHOLET de JETPHORT, Michel-François-Joseph]. Critique raisonnée de la comédie intitulée les Deux Gendres précédée d’un examen de la Préface supprimée de cette pièce, et de Réflexions sur l’Avis des Frères Michaud, éditeurs de Conaxa… Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : ii-vi, 2-90 pp.
21. Ruthiger [mais sans doute : DESQUIRON de SAINT-AGNAN, Antoine-Toussaint]. L’Étiennéide, poème épico-satirique en deux chants. Paris, chez les marchands de nouveautés, 1812. COLLATION : 6-26 pp. (1)
22. [DELPECH, François-Séraphin]. L’Auteur des Deux Gendres pris en flagrant délit ou réponse au précis de M. Hoffman. Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : 2-20 pp.
23. [DOUBLAT]. Lettre à M. Étienne, membre de l’Institut impérial de France par un habitant de bar-sur-Ornain, membre de l’Athénée de cette ville ; suivie du rêve ou la dernière apparition de M. Étienne. Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : 2-12 pp. ILLUSTRATION : (10) : une caricature gravée à l’eau-forte en frontispice (“Départ du paon pour l’immortalité”)
24. [HOFFMANN, François-Benoît]. Nouveaux éclaircissemens en forme de conversation sur Conaxa et les Deux Gendres. Paris, Barba, 1812. COLLATION : 4-23 pp.
25. TIEPLER. Coup d’œil impartial sur les Deux Gendres. Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : 2-44 pp. ILLUSTRATION : (11) : caricature dépliante, ajoutée, gravée à l’eau-forte : Cause dramatique jugée au Tribunal d’Apollon (310 x 240mm), REHAUSSÉE D’UN COLORIS D’ÉPOQUE, TRÈS VIF, à l’aquarelle et à la gouache. L’estampe est datée de février 1812. L’auteur se présente au tribunal d’Apollon
26. [LEFEVRE-DURUFLÉ, Noël-Jacques]. Encore un mot sur les Deux Gendres et sur Conaxa [ou] Lettre d’un habitant de Versailles à l’auteur de la réponse à Monsieur Hoffman. Paris, Barba, 1812. COLLATION : 2-26 pp.
27. [CHOLET de JETPHORT, Michel-François-Joseph]. Le Fauteuil de M. Étienne, ouvrage presque académique. Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : 2-34 pp.
28. Épître sur la Comédie des Deux Genres. Meaux, Raoul, 1812. COLLATION : 4-8 pp.
29. [VIOLET]. Le Martyre de Saint-Étienne. Paris, J. G. Dentu, 1812
30. GORINET. Histoire abrégée d’un homme persécuté, ou les Inconvénients de la gloire et des amis, pot-pourri en manière de vers. Paris, J. G. Dentu, 1812. COLLATION : 4-14 pp. ILLUSTRATION : (12) : caricature dépliante, ajoutée, gravée à l’eau-forte : L’Émétique littéraire (325 x 278mm), REHAUSSÉE D’UN COLORIS D’ÉPOQUE, TRÈS DOUX, à l’aquarelle. L’auteur est roulé dans une presse d’imprimerie tenue par le public
31. [Petite Histoire d’un auteur vaniteux]. COLLATION : 4-8 pp.
32. Alonzo, épisode d’un roman espagnol trouvé à la bibliothèque impériale dans le même carton que Conaxa. Paris, Germain-Mathiot, 1812. COLLATION : 2-62pp

PIÈCES JOINTES :

[vol. 1] : 1. Portrait gravé de Charles Étienne dessiné en 1822 et gravé par Ambroise Tardieu
2. L.A.S. de C. G. Étienne, “je regrette vivement de ne pouvoir me trouver aujourd’hui (…) un devoir plus impérieux [m’appelle] à la Chambre des députés”, 1 p. in-8, encre noire, Paris, 8 mars 1830
3. Titre et Tables manuscrits des 32 pièces et caricatures réunies dans ces deux volumes, avec l’identification au crayon des auteurs et artistes, encre brune, 6 pp.

ILLUSTRATION : 12 caricatures gravées DONT 10 REHAUSSÉES DE TRÈS BEAU COLORIS, 11 d’entre elles sont dépliantes
RELIURES SIGNÉES DE BAUZONNET. Maroquin miel, décor doré, encadrements de filets avec gros fleuron aux angles, dos à nerfs très ornés et dorés, tranches dorées
PROVENANCE : Émile Michelot, l’un des acteurs de la pièce, sa vente, 8 février 1881, 245 francs, selon une note de Jules Le Petit -- Jules Le Petit, libraire, vente en 1912, 370 francs

Charles-Guillaume Etienne (1777-1845) was a playwright and editor-in-chief of the Journal de l’Empire. He was the general censor of the police and newspapers under Napoleon. This position placed him at the center of the Napoleonic coercion on the intellectual life of the country. He was also elected deputy of the Meuse several times between 1820 and 1837, then named peer of France in 1839. A rare occurrence, Etienne was elected twice to the Académie Française, in 1811 to chair 25 and then in 1829 to chair 32, having meanwhile been banned by the 1816 ordonnance that cast the “Napoleonides” into the shade.

This rare collection is related to a comedy in five acts, Les Deux Gendres, first performed on 11th August 1810, then the 16th August at Saint-Cloud in front of the Emperor, and published the same year by Le Normant. The theme is simple : a father discovers that his children prefer money to him and undertakes to test their loyalty. The play was a great success and made it easier for Etienne to access the Académie. However, it quickly set off a lively argument, the author having been accused of plagiarism, especially of Alexis Piron’s Les Fils Ingrats (1729), or of Conaxa, the work of an anonymous Jesuit in the 18th century, and even of other more obscure works. Etienne explains himself, especially in the preface to the fourth edition of the incriminated work, wishing to “close the mouth to all intruders in literature, and all the smugglers of Parnassus.”

A printed note from Bon-Joseph Dacier dated December 1811, is placed opposite the title page of Conaxa ou les gendres dupés. It specifies that this edition is the exact and faithful copy of the handwritten play, having the same text as those among the manuscripts of the Bibliothèque impériale, and “which were before in that of the late Duc de la Vallière.” The mention of “second edition” must be fictious since no previous edition appears in the catalog of the BNF, unless it refers to the first edition published in Rennes in 1710. The preface reveals Etienne’s plagiarism, denounces the deception, takes offence at someone entering the Académie on usurped merit, and offers a brief history of the notion of plagiarism. It compares at length the 1811 play with that performed in Rennes in 1712, written by a Jesuit Father. The primary origin of the play is a Middle Age fabliau updated in the 17th century by François Gayot de Pitaval, author of Causes célèbres. The Petite Lettre stands up for Etienne and gives the monarchist bookseller, Gabriel Michaud, as author of the Conaxa preface. In the fourth text, the controversy swells and is enriched by a second plagiarism. Jean-Antoine Lebrun-Tossa then declares himself owner of a Conaxa manuscript that he would have lent to Etienne. The latter would have taken all the glory with great ingratitude. Lambert Lallemand, in the fifth text, takes up the cause of Lebrun-Tossa against Etienne : “you deceived the Academician by slipping in through a hidden door” (p.31). In the eleventh play, Hoffmann, a playwright, takes Charles Etienne’s defense. Etienne himself had Conaxa (the play he was accused of plagiarizing) printed and even had it performed at the Odéon (2nd January 1812). Each of the thirty-two plays is thus the echo of a Parisian controversy that set Paris on fire. The Napoleonic power thus occupied minds rather than encouraging them to discover the disasters of the Russian campaign. A whole imperial cronyism is found in some of the authors. Thus the publication of his Lettre de Nicolas Boileau à Charles Étienne led to his nomination to the Council of State, thanks to the influence of Charles Etienne. The controversy swelled around the vague idea of plagiarism of Conaxa, neglecting the obligation that Etienne owed more to Piron and especially to Shakespeare and King Lear – when the king asks his daughters to prove the superior strength of their love for him.

However, it is especially the extraordinary surrealist caricatures assembled here that constitute the remarkable quality of this copy. Some argue that the young Alexandre Martineau de Soleinne (1784-1842), future great collector of books about the theatre, and his friend Lebrun-Tossa, were pulling the strings of the controversy. Regarding the Soleinne example, the editor of the sales catalog P. L. Jacob wrote :

“This precious collection, which it would be impossible to assemble today, certainly does not exist anywhere, not even in M. Etienne’s library. We have heard that M. de Soleinne was the first to discover the similarities and analogies which are found in the comedy of the anonymous Jesuit and that of M. Etienne : it was him who supplied the assailants underhand, especially his friend Lebrun-Tossa, with the elements of this unforgettable literary quarrel ; it was him who was secretly leading the attack. We have even been assured that he had put his hand to the pen on this occasion.” (Cat. Soleinne, t. V, p. 110, N° 4679)

In 1811-1812, Soleinne was not yet the immense collector of theatre that he was soon to become. It was only in 1823 that he acquired the count of Pont-de-Veyle’s collection. If Soleinne was really making Bauzonnet work, it does not seem to us that this example would have belonged to his famous collection. The n° 209 of the Soleinne sale (Cat., 1844, p. 231) presents indeed a lot of thirteen caricatures on the Etienne affair, all in single sheets. The editor of the catalog already says they are “of an excessive rarity”. Our copy only has twelve of them, the one of “L’auteur innocent” is missing, which makes impossible any Soleinne provenance. It could be theatrical given that it belonged to the Bordeaux collector Emile Michelot, who we would like to think has a family tie with the member of the Comédie-Française Pierre-Marie Michelot (1786-1856) : Charles in the play, as indicated in the list of actors at the beginning of the volume.

Finally, from a literary history point of view, it should be noted that the plagiarism controversy around the Deux Gendres is in line with the particular context of early Romanticism, which saw the development of literary parasitism. Charles Nodier, a talented adept of all editorial stratagems, published in 1812 Questions de littérature légale. Du plagiat, de la supposition d’auteur, des supercheries qui ont rapport aux livres. Antoine-Alexandre Barbier, the Emperor’s librarian, had just published his Dictionnaire des ouvrages anonymes in 1806. The vampiric practices illustrated by the titles of this collection, like the theories of the vampire specific to Romanticism, can be found even in the style of the caricatures in this copy. Michel Serres knew how to show it in his time : the parasite is always parasitized, and the parasitized always becomes a parasite (Le Parasitisme, Paris, Grasset, 1980).

REFERENCES : Paul Aron, Histoire du plagiat. Paris, 2008, et surtout le ch. III “Le Pastiche généralisé” et la section sur “le tournant Nodier”