L’Enchanteur pourrissant
LE PREMIER LIVRE PUBLIÉ PAR GUILLAUME APOLLINAIRE.
RARE EXEMPLAIRE DE TÊTE SUR JAPON, L’UN DES VINGT-CINQ, DANS UNE ÉCLATANTE RELIURE DE PIERRE-LUCIEN MARTIN.
AUX RACINES DE LA POÉSIE D’APOLLINAIRE.
L’UN DES PLUS BEAUX LIVRES ILLUSTRÉS DU XXE SIÈCLE ET L’UNE DES GRANDES ÉDITIONS ORIGINALES ILLUSTRÉES DE LA LITTÉRATURE FRANÇAISE
ÉDITION ORIGINALE et ILLUSTRÉE
In-4 (273 x 198mm). Titre en rouge et noir, faux-titre, vignette gravée sur bois d’André Derain au chiffre de Henry Kahnweiler gravé au centre de la page de titre. Bandeaux, culs-de-lampe, initiales et ornements typographiques gravés sur bois d’après Derain
TIRAGE : L’UN DES 25 EXEMPLAIRES DE TÊTE SUR JAPON, celui-ci numéroté 24 à l’encre rouge, signé à la justification par Guillaume Apollinaire et André Derain
ILLUSTRATION : 32 gravures originales sur bois d’André Derain dont 12 imprimées à pleine page
RELIURE SIGNÉE DE PIERRE-LUCIEN MARTIN DATÉE 1965. Box noir, grand décor mosaïqué par application de maroquin brun inspiré par les gravures de Derain, tête dorée, couverture et dos en parchemin d’origine conservés, entièrement non rogné et avec témoins. Chemise et étui
Ce premier livre publié par Apollinaire avait été entrepris dès 1898. Une première version parut dans Le Festin d’Ésope en 1904. Son dernier chapitre, Onirocritique, lui apparaissait comme le prélude du surréalisme. Ce roman inspiré par Merlin et le Graal jouissait d'une prédilection particulière de son auteur, qui le mentionnait souvent dans sa correspondance et le considérait comme l'une de ses œuvres majeures.
À dix ans de distance entre la date d’écriture (1898) et la date d’édition (1909), on pourrait penser qu’Apollinaire se tient loin du symbolisme de ses débuts. C’est pourtant l’une de ses particularités de ne jamais rejeter “l’ancien jeu des vers”. L’Enchanteur pourrissant appartient à la même inspiration ancienne d’Apollinaire que certains poèmes d’Alcools, notamment Merlin et la vieille femme, L’Ermite ou Lul de Faltenin.
Les gravures sur bois de Derain et le soin qu’apporta à ce livre l’imprimeur de la butte Montmartre, Paul Birault, lui confèrent un charme “mystérieux et lyrique” (bulletin de souscription) qui en font l’une des éditions originales illustrées les plus réussies du XXe siècle.
Antoine Coron, De Goya à Max Ernst, n° 28 -- F. Chapon, Le Livre et le peintre, pp. 95-101 et 283 -- From Manet to Hockney, n° 26, p. 123





