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BERTHOUD, Ferdinand

Traité des Horloges marines, contenant la théorie, la construction, la main-d'œuvre de ces machines et la manière de les éprouver, pour parvenir, par leur moyen, à la rectification de Cartes Marines, et à la détermination des longitudes en Mer

Paris, Chez Musier fils, 1773

EXEMPLAIRE SUR GRAND PAPIER, EN RELIURE DE L’ÉPOQUE AUX ARMES DE L’ABBÉ TERRAY

ÉDITION ORIGINALE

In-4 (252 x 195 mm)

COLLATION : 

a-e4, A-Z4, 2A-Z4, 3A-Z4, 4A-D4, ,4E2, 1 f. d’approbation et privilège du roi, 1 f. bl.

ILLUSTRATION : 1 vignette gravée par Choffard sur la page de titre, 1 vignette gravée d’après Cochin sur la page de dédicace à Louis XV, 27 planches dépliantes gravées d’après Goussier



RELIURE DE L'ÉPOQUE. Maroquin rouge, armes de l’abbé Terray au centre des plats, triple filet doré en encadrement, dos à nerfs orné et doré, tranches dorées

PROVENANCE : 

armes de l’abbé Terray


Ferdinand Berthoud (1727-1807) a été le seul horloger de son époque à publier intégralement les fruits de ses recherches. Il écrivit même l’article Horlogerie en 1759 pour L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. Quatre ans plus tard, en 1763, il fut désigné par Louis XV pour aller à Londres observer le chronomètre de marine H4 inventé par John Harrison (1693-1776). Le mécanicien anglais refusa de lui montrer son invention, mais Berthoud put s’immiscer dans le cénacle des scientifiques britanniques et fut élu “membre associé étranger” de la Royal Society.

Ferdinand Berthoud parvint à concevoir des horloges marines aussi précises que celles de Harrison et fut nommé Horloger Mécanicien du Roi et de la Marine en 1770. À cet effet, il reçut une commande royale de vingt horloges marines destinées à être embarquées dans les campagnes d’exploration et de cartographie, dont celle malheureuse de M. de La Pérouse partie en 1785.

L’abbé Terray (1715-1778), troisième membre avec Maupeou et d’Aiguillon du “Triumvirat” qui prit le pouvoir après la disgrâce de Choiseul fut secrétaire d’État de la Marine en 1770 et 1771. Après ce court intérim, il fut nommé contrôleur général des Finances et trouva à son arrivée une situation dramatique des finances de la Couronne. Il entreprit une réforme fiscale audacieuse et s’évertua à corriger l’iniquité des impôts. Après avoir rétabli en moins de trois ans et de façon spectaculaire les finances royales, il fut nommé directeur général des Bâtiments du Roi et posa à ce titre, la première pierre de l’hôtel des Monnaies à Paris et celle du grand théâtre de Bordeaux.

Le brevet d’Horloger Mécanicien du Roi et de la Marine que le prédécesseur de l’abbé Terray conféra à Ferdinand Berthoud était assorti d’une pension annuelle de trois mille livres. Ce montant ne fut pas touché par la série d’arrêts du Conseil de 1770 sur la réduction de 15 à 30 % des pensions supérieures à 600 livres, preuve que l’économiste Terray tenait en haute valeur le travail de Ferdinand Berthoud. Ainsi, les deux personnages se confondent dans leur quête d’exactitude tant économique que mécanique.

BIBLIOGRAPHIE : 

Olivier-Hermal-de Roton, Manuel de l’amateur de reliures armoriées françaises, pl. 553, fer I -- Charles-Pierre Fleurieu, Voyage fait par ordre du roi, pour éprouver les horloges marines, p. 313